
Aujourd’hui, à travers le parcours de Pape Natango Mbaye, nous sommes témoins d’une vérité trop souvent oubliée : le handicap ne diminue pas la valeur d’une personne, il en révèle la force intérieure.
En recevant la première Médaille Gaïndé de la Performance, Pape Natango ne demande pas la compassion du pays, il nous impose le respect. Son mérite ne réside pas uniquement dans son statut d’élève en situation de handicap, mais dans son excellence académique, sa rigueur, sa détermination inébranlable et son courage face aux défis.
Le handicap, lorsqu’il est vécu dans une société inclusive, ne devrait jamais être un frein. Mais dans un environnement encore marqué par les obstacles physiques, pédagogiques et sociaux, il faut redoubler d’efforts. Et cela, il l’a fait. Il n’a pas seulement surmonté un handicap, il a surmonté des barrières que d’autres n’ont même jamais eu à affronter.
C’est pourquoi cette médaille est bien plus qu’un trophée : c’est un symbole de reconnaissance, d’égalité des chances, et de respect du mérite, sous toutes ses formes.
Je souhaite que son exemple serve de référence pour nos politiques éducatives, de source d’inspiration pour la jeunesse sénégalaise, et surtout, qu’il rappelle à chacun que la performance n’a pas de forme unique. Elle peut être portée par une canne, un fauteuil, une langue des signes mais elle reste l’expression d’un esprit fort, déterminé et brillant.
Bravo à Pape Natango Mbaye. Tu es un Gaïndé, un vrai. Et tu fais honneur à toute une génération.
Mamadou KEBE
Sociologue-conseiller







