
La nomination de Brelotte Bâ à la tête de Sonatel continue de susciter une vive contestation en interne. Dans un entretien accordé à L’Observateur, Achirou Ndiaye, représentant du personnel au sein du Conseil d’administration, dénonce une « violation flagrante des procédures internes » lors de la réunion du 24 juillet à Paris.
Selon lui, l’ordre du jour a été modifié à la dernière minute pour imposer la désignation du nouveau directeur général, sans appel à candidatures ni débat préalable, ce qui rendrait cette décision « nulle » au regard du règlement intérieur.
L’interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias fustige également « un passage en force », estimant que la voix politique et celle du capital ont prévalu, reléguant les représentants du personnel au simple rôle de figurants.
Face à cette situation, le personnel prévoit de saisir le tribunal du commerce pour contester formellement la procédure.
Malgré le soutien affiché du Premier ministre Ousmane Sonko – qui les a reçus et exprimé publiquement son appui – le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, lui, est resté sourd à leur demande d’audience, regrette le représentant du personnel.
Ndiaye rappelle l’importance stratégique de Sonatel et appelle à un sursaut de patriotisme économique, jugeant que l’État n’a pas suffisamment défendu les intérêts nationaux dans ce dossier.







