
Le parti DUNDU a vivement réagi, ce mardi 2 septembre, à un article publié la veille par le quotidien Libération, qu’il qualifie de « mensonger » et « diffamatoire » à l’encontre de son président, Madana Kane, ancien Directeur général de la Banque Islamique du Sénégal (BIS). Dans un communiqué, la cellule communication du mouvement a dénoncé une publication qui aurait porté atteinte à l’image et à la réputation de son leader, ainsi qu’à celle de l’organisation politique.
Selon DUNDU, l’article incriminé établissait un lien entre des commissions versées dans le cadre du Sukuk et l’ancien DG de la BIS. Une accusation jugée « totalement infondée » et qui aurait créé un « préjudice grave » pour M. Kane. Le parti rappelle que, contrairement à ce qui a été avancé, son président n’a jamais été interpellé par les enquêteurs de la Division des Investigations Criminelles (DIC) au sujet de ces commissions. Toutefois, il a effectivement été entendu, il y a près de cinq mois, « pour apporter des éclairages techniques sur des points d’enquête concernant la structuration et le déroulement du Sukuk SOGEPA ».
DUNDU insiste sur le fait que les commissions et frais de structuration liés à ce type d’opérations financières sont « directement payés à des acteurs agréés et validés par l’émetteur, y compris par les instances de régulation », et qu’aucune implication personnelle de M. Kane n’a été relevée. Le parti déplore que la publication de Libération ait été largement relayée sur les réseaux sociaux et par une partie de la presse, alimentant des amalgames. Certaines rumeurs seraient même allées jusqu’à prétendre que Madana Kane aurait bénéficié d’un virement de 50 milliards de francs CFA, alors que ce montant, précise DUNDU, a été transféré sur le compte de l’État à Ecobank.
« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces pratiques contraires à l’éthique journalistique, qui portent atteinte à la dignité des personnes et sèment la confusion dans l’esprit du public », écrit le parti, appelant les citoyens et les médias à rester vigilants face à la désinformation.
Estimant que les accusations portées contre son président « ne resteront pas impunies », DUNDU annonce que toutes les actions nécessaires, « y compris en justice », seront entreprises pour que les responsabilités soient situées, aussi bien au plan national qu’international.








