
Depuis plusieurs semaines, l’axe routier reliant Médina Baye à Mbadakhoun dans la région de kaolack est devenu pratiquement impraticable. En cause : les eaux usées qui se déversent sans contrôle, transformant la route en un véritable marécage à ciel ouvert.
Un axe vital paralysé
Cet axe est pourtant essentiel pour les déplacements des populations, les activités économiques et l’accès aux services sociaux de base. Taxis, charrettes, motos et piétons doivent désormais se frayer un passage entre flaques stagnantes et eaux nauséabondes.
La colère des riverains
Excédées par cette situation qui perdure, les populations de Médina Baye et de Mbadakhoun haussent le ton. Elles dénoncent une absence de réaction du ministère de l’assainissement et une négligence de l’ONAS, censé intervenir pour améliorer le cadre de vie.
« Nous vivons dans l’insalubrité totale. Les enfants tombent malades, les commerces sont paralysés et les véhicules s’abîment chaque jour », déplore Elhadji Niang qui tient sa boutique en face de ces eaux usées .
Une action citoyenne annoncée.
Face au silence des autorités, les habitants envisagent un acte fort : occuper le bureau de l’ONAS pour exiger une solution immédiate. Ils réclament le pompage des eaux usées, un système de drainage durable et des mesures sanitaires urgentes.
Un enjeu de santé publique
Au-delà de la mobilité, la stagnation de ces eaux usées favorise la prolifération de moustiques et de maladies hydriques comme le paludisme, faisant peser une menace sur toute la communauté.








