
Le village de Thioyène dans la commune de Ndramé Escale région de kaolack vit dans l’ombre de l’oubli. Pas d’électricité. À la tombée de la nuit, le village s’enfonce dans une obscurité totale. Les familles s’éclairent avec des lampes à pétrole ou de petites torches solaires, quand elles peuvent s’en procurer. Les enfants, eux, peinent à réviser leurs leçons en période de l’année scolaire.
Une route impraticable. Pour rejoindre Thioyène, il faut s’armer de patience. La piste poussiéreuse et cabossée qui mène au village devient impraticable en saison des pluies. Les charrettes tirées par des chevaux ou des ânes restent souvent le seul moyen de transport. Conséquence : l’accès aux marchés, aux soins de santé et même à l’école publique est un véritable parcours du combattant.

Un sentiment d’abandon. Les habitants de Thioyène dénoncent un manque criant d’attention des autorités. « On nous a promis l’électrification et une route bitumée depuis des années, mais rien ne bouge », déplore le chef du village. Les jeunes, désespérés, rêvent d’ailleurs et quittent le village pour chercher de meilleures conditions de vie en ville.








