
L’École Supérieure Polytechnique (ESP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à travers l’équipe LPAOSF du L3PI, organise, en collaboration avec l’Université de Postdam (Allemagne), un atelier scientifique international de haut niveau sur les extrêmes climatiques et de l’hydrologie. Cet événement ouvert ce mercredi 10 septembre à l’ESP rassemble d’éminents professeurs et chercheurs d’Afrique et d’Europe, ainsi que des experts nationaux issus de l’ANACIM, de la DGPRE et du Ministère en charge des inondations, aux côtés de chercheurs, doctorants et post-doctorants. Cet atelier constitue un cadre privilégié de partage d’expériences et de renforcement de la coopération internationale dans le domaine du climat et de l’hydrologie.
L’Université de Potsdam a présenté le projet conjoint DACI, une initiative qui déploie déjà un réseau de près de 115 stations météorologiques à l’est de Dakar. « Nous essayons de comprendre comment ces types d’événements extrêmes se produisent, » a-t-il expliqué. « Nous espérons construire une collaboration forte, scientifiquement et opérationnellement, pour améliorer la façon de prévoir ces événements et, peut-être, éviter que les gens aient à quitter leurs maisons. »
Climatologues, hydrologues, physiciens et ingénieurs unissent leurs expertises. Cette approche intégrée est, selon le directeur de l’ESP, la clé du succès. « C’est seulement avec des équipes multidisciplinaires de ce genre-là qu’on parviendra à résoudre définitivement le problème des inondations, » a fait savoir le Professeur Fallilou Mbacké SAMB.
Au-delà des sessions scientifiques, une table ronde avec les directions nationales et les partenaires permettra de jeter les bases d’une collaboration à long terme. L’enjeu est de taille : développer des modèles de prédiction fiables, informer les décisions politiques et, in fine, protéger les vies et les biens des millions de Sénégalais exposés aux caprices d’un climat en plein bouleversement. Les résultats de cet atelier sont attendus avec espoir, car comme l’a si bien dit le Professeur GAYE, « sans ces connaissances, rien ne suffira. »
Durant trois jours, les thématiques abordées seront d’une importance capitale pour le Sénégal et la sous-région, notamment
les extrêmes de précipitations, l’hydrologie et la gestion des ressources en eau, les inondations et leurs impacts socio-économiques.








