
African union international center for girls and women’s éducation in Africa (Aucieffa), l’Union africaine, Onufemmes organisent du 20 au 23 octobre à Dakar, la Semaine panafricaine d’action sur la foi, la culture et les politiques pour l’égalité des sexes, l’éducation et la santé des filles. Des parlementaires panafricains participent à cet atelier pour apporter des réponses au phénomène des mariages précoces et d’autres questions touchant la gent féminine.
Dr Maxime Houinato, Directeur régional d’OnuFemmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a déploré le mariage precose des enfants dans cette partie de l’Afrique.
«En Afrique de l’Ouest et du Centre, une fille sur dix est mariée avant l’âge de 18 ans, des pays comme le Tchad, le Niger et la Rca figurant parmi les plus touchés au monde. Plus de 60% des femmes et des filles de la région subissent des violences sexistes au cours de leur vie. Les filles victimes de mariages précoces sont plus susceptibles d’abandonner l’école, d’être exposées à des risques sanitaires et d’être exclues des opportunités économiques. Malgré les efforts déployés, des normes sociales profondément ancrées et une faible application des politiques continuent d’entraver les progrès. Il ne s’agit pas seulement d’une question de droits humains, mais d’une urgence de développement»,
Venue représenter le Ministre de l’éducation, à cette cérémonie d’ouverture, Mme Anna Sow s’est réjouie du choix porté sur le Sénégal pour accueillir cet événement
«Le Sénégal se réjouit d’accueillir cet atelier des parlementaires panafricains organisé dans le cadre de la campagne Africa-éducation, une initiative d’African union international center for girls and women’s éducation in Africa) et de l’Union africaine. Notre pays partage pleinement cette vision sous l’impulsion du chef de l’Etat, monsieur Bassirou Diomaye Faye, et du gouvernement.»
Elle poursuit : «L’équité et l’égalité des chances sont au cœur de nos politiques éducatives et parmi les actions phares, on peut citer la mise en place d’une journée nationale de l’éducation des filles, notamment le 11 novembre, la lutte contre les violences basées sur le genre au Sénégal dans toutes les sphères, à l’école en particulier, et la promotion du leadership féminin dans le système éducatif. Ces efforts traduisent une conviction forte, l’éducation des filles n’est pas seulement un droit, c’est aussi un levier essentiel de développement durable, de la paix et de la prospérité de nos sociétés.»
Plusieurs activités sont prevues durant cette semaine d’action ̂avec un atelier politique des parlementaires panafricains et l’organisation des premières Dames africaines sous le thème : «Les parlementaires panafricains et l’Opdad comme défenseurs de la promotion de l’éducation des filles et de l’élimination du mariage des enfants.» Un symposium des leaders religieux d’Afrique de l’Ouest et du Centre avec comme thème : «La foi en action : promouvoir la santé et les droits des femmes grâce au leadership religieux.» et un forum technique des chefs traditionnels et religieux avec pour thème : «Les leaders traditionnels et religieux comme défenseurs de l’éducation des filles et de la lutte contre les normes sociales néfastes en Afrique.»








