
Alors que les résultats officiels de la présidentielle camerounaise sont attendus au plus tard le 26 octobre, Biya et Tchiroma revendiquent la victoire, sur fond de chiffres divergents et d’une possible ouverture politique selon laquelle Biya aurait proposé à Tchiroma le poste de Premier ministre.
L’élection présidentielle du 12 octobre au Cameroun est marquée par des tensions, le président sortant Paul Biya et le candidat Issa Tchiroma Bakary revendiquant chacun la victoire, alors que les résultats officiels doivent être proclamés au plus tard le 26 du même mois par le Conseil constitutionnel.
Dans un message publié mardi sur sa page officielle, M. Tchiroma a affirmé avoir remporté le scrutin avec 54,8 % des voix contre 31,3 %, selon une compilation effectuée par ses équipes sur 18 départements représentant 80 % de l’électorat. « Le peuple peut désormais fêter sa victoire », a-t-il déclaré, en tendant la main aux autorités pour « une transition apaisée ».
Selon le média Tele’Asu, des chiffres différents, présentés comme issus de la Commission nationale de recensement des votes, placent le président Biya en tête avec 53,56 % des suffrages, devant Tchiroma (35,19 %) et Cabral Libii (3,42 %). Les autres candidats obtiennent moins de 3 %.
Toujours selon Jeune Afrique, le président Biya aurait proposé à Issa Tchiroma Bakary le poste de Premier ministre, une information qui reflète une possible ouverture au dialogue politique, malgré la contestation des résultats.
Le gouvernement camerounais, par la voix du ministre de l’Administration territoriale, a appelé les citoyens à « garder leur calme et à demeurer confiants dans les institutions républicaines » et a dénoncé « la montée d’actes de provocation et de désordre » attribués à des « fauteurs de troubles manipulés à l’intérieur et à l’extérieur du pays ». Il a annoncé l’interpellation de 20 personnes à Garoua et leur présentation devant des tribunaux militaires alors que d’autres ont été transférées à Yaoundé pour la poursuite des enquêtes.
Le ministre a réaffirmé « la détermination du gouvernement à préserver la paix, la stabilité et l’intégrité du territoire national » et invité la population à se « désolidariser de toute entreprise subversive ». La situation reste sous haute surveillance en attendant la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel.
Apanews – Dakarpress








