
Plus d’un an après l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, la réalité gouvernementale dévoile des fractures profondes entre les promesses de rupture et les difficultés quotidiennes des populations, selon M. Abou Ballé Ndiaye, président du Mouvement Bokk Beug Beug (M3B) et de la Société internationale d’approvisionnement et de transit (SIAT), basée à Bamako.
« Le tandem, pourtant acclamé comme porteur d’espoir, apparaît de plus en plus comme un enjeu de jeux d’intérêts personnels — crypto-politiques — au détriment des urgences nationales », a-t-il déclaré.
Une coopération sous tension : illusions contre réalité
À leur arrivée, Diomaye et Sonko formaient une alliance symbolique forte, promesse d’alternance générationnelle et de gouvernance souveraine. Mais, selon M. Ndiaye, leurs ambitions se heurtent aujourd’hui aux limites concrètes du pouvoir : règlements de comptes, virtualisation inquiétante et crise de cohérence dans l’action gouvernementale.
« Les attentes suscitées par leur programme de rupture se heurtent désormais à une réalité qui semble désigner davantage des intérêts personnels que l’urgence nationale », souligne-t-il.
Les populations rurales en première ligne
Dans de nombreuses régions, surtout rurales, les habitants constatent le passage de promesses de développement, d’infrastructures et de services sociaux restées lettre morte. L’accès à l’eau, aux soins de santé, à l’éducation ou à l’emploi demeure limité, accentuant la frustration des populations qui avaient placé leurs espoirs dans le duo au pouvoir.
Alors que l’ombre des intérêts personnels plane sur la gouvernance, la question de la cohérence et de l’efficacité de l’action publique reste entière, alors que les Sénégalais, eux, continuent de faire face à la dureté du quotidien.








