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Au revoir, chère épouse Ndeye Awa Sidibé, tu pars juste quatre mois après le décès de notre adoré fils Abdou Aziz Dia

23 décembre 2025
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Au revoir, chère épouse Ndeye Awa Sidibé, tu pars juste quatre mois après le décès de notre adoré fils Abdou Aziz Dia
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Le mardi 17 décembre 2025, aux environs de 14 heures, tu as quitté le monde ici-bas pour répondre à l’ Eternel, à Notre Seigneur, Le Maître de nos vies et de nos destins. Je venais juste de terminer ma prière de « zuhur ou tisbaar » dans l’enceinte de cet hôpital qui avait vu partir ton cher fils.

Ndeye Awa SIDIBE, à vrai dire, tu n’as pas supporté la perte brutale de notre fils Abdou Aziz DIA. Certes, tu n’allais pas bien avant ce tragique évènement tu avais une santé vacillante, chancelante mais la remontée de la pente était devenue si compliquée, si ardue voire impossible pour la mère que tu étais. Tout avait été tellement brusque et brutal que même les voisins, ses camarades de classe, les fervents prieurs de la grande mosquée de Scat-Urbam, près de l’Hôpital américain, n’en reviennent toujours pas pour avoir partagé avec lui la prière et la « wazifa » de l’aube. Le choc à ton niveau était fort compréhensible car il avait quitté la maison en excellente santé, juste un malaise, quelques minutes après vos échanges où il promettait de rentrer du sport aussitôt.

Tu étais une mère extraordinaire, attentionnée, pleine d’amour et de tendresse pour ta progéniture. Tu étais soucieuse de leur santé, de leur propreté, de leur hygiène, de leur protection, de leur nourriture, de leur habillement et leur bonne éducation quand ils étaient petits. Ce n’était pas peine perdue, ils étaient devenus adorables, intelligents, sérieux et travailleurs de l’école à l’enseignement supérieur. Tu étais prompte à passer des heures dans les salles d’attente des cabinets des pédiatres, dès leur bas âge, plus tard, c’était au niveau de celles des médecins, dans les hôpitaux ou cliniques quand c’était nécessaire. Tu as toujours été d’une très grande disponibilité pour eux, parfois à l’extrême, car tu les voulais exemplaires à défaut d’être parfaits.

Tu n’as jamais relégué les autres membres de ta famille, au sens large, au second plan. Tu adorais tes tantes, tes oncles, tes cousines, tes cousins, tes sœurs et tes frères. Tes parents biologiques étaient tout pour toi. Tu leur vouais amour, respect, considération et admiration. Tu te préoccupais de tout ce gentil monde qui te le rendait si bien en retour.

Tu as toujours été fidèle, entière et généreuse en amitié. Certes, le nombre de tes amies était en constante progression mais les toutes premières, depuis ton plus jeune âge, étaient encore là à tes côtés pour jouer un rôle important dans ta vie au point de porter beaucoup d’affection envers tes enfants qu’elles ont vu naître et grandir. Toi, aussi, tu le faisais pour les leurs. J’ai pu observer avec plaisir la constance de ce sentiment fort qui te liait à Aïda Mâle, Yacine, Adji Penda, l’autre Adji « La Saint-Louisienne », Amsatou, Ndeye Mané et Nafy, pour ne citer que celles-là. Sous le choc, elles sont encore. Des larmes, elles en ont versé à flots, surtout quand elles m’ont vu préparer tes funérailles et revenir du cimetière où tu reposais, désormais, aux côtés de ton fils Abdou Aziz DIA.

Tu as su ouvrir très grandes les portes de ta maison à tous mes parents sans exclusive. Tu as, tout le temps et inlassablement, cherché à faire plaisir à mes parents biologiques. Tu leur portais, sans cesse, des mets soigneusement préparés. Tu adorais leur rendre visite, souvent accompagnée des enfants. Quand ma mère était au Fouta, tu préparais des beignets, des gâteaux d’arachides en grande quantité, que tu lui envoyais. Elle adorait partager, dans une extrême fierté et beaucoup de discrétion, ces beignets et ces gâteaux avec les familles du village. Compte tenu de ta générosité, devenue légendaire, qui te poussait à en préparer comme pour plusieurs personnes alors qu’ en réalité c’était, à elle seule, que tu pensais. Tu ne savais pas faire les choses à moitié, tu avais un grand cœur. De ton activité de coutière tu as donné plus que tu n’as facturé et vendu de vêtements.
Awa SIDIBE, comme je t’appelais jusqu’aux derniers jours où tu avais gagné le titre d’Hadja par la « Oumra » ou le petit pèlerinage, tu as été une épouse aimante, aimable, amoureuse, pleine d’attention, de tendresse…Tu avais beaucoup de classe, d’élégance dans ta taille élancée. Tu avais du goût pour créer un environnement propice au repos de l’esprit après une journée de dur labeur, de réflexions à la recherche de solutions aux questions professionnelles, de défis. L’environnement domestique, avec toi, était rempli d’encens, de bonnes odeurs dans un décor simple mais choisi avec tellement de finesse, de goût qu’un profane aurait parié que des prix forts avaient été dépensés pour acquérir ces merveilles des yeux et du cœur.

Tu étais pétrie de classe, d’élégance, de grâce et de finesse. Oui, tu étais une femme soucieuse du bien-être familial à tous les niveaux. C’était un plaisir et un bonheur de te regarder évoluer avec beaucoup de grâce dans la maison, de la cuisine au salon, d’observer à quel point tes habits t’allaient à merveille avec des couleurs si bien assorties jusqu’à ton maquillage léger mettant en relief ta beauté. Quelle harmonie … !

J’entends encore le bruit de tes pas pleins d’assurance, le claquement de tes chaussures montrant ton empressement à me donner à manger. Je revois ton foulard sur ta tête ou autour de ton cou quand tu travaillais à la maison…Tu as toujours tenu à préparer, toi-même, mes repas du petit déjeuner au dîner, surtout le week-end. Tu étais un fin cordon bleu qui adorait cuisiner, dresser la table, me servir…Au-delà de ma modeste personne que tu chérissais, énormément, pour ne pas dire plus que tout, tu aimais partager ta nourriture en invitant tes amies ou les miens, des parents, parfois venus du Fouta, de Touba, de Khombole, de Tivaouane, Thiès, Kaolack sinon de certains coins de Dakar et sa banlieue. Donner à manger ou partager de la nourriture te comblait de joie, de bonheur. Pendant les nuits de « Tamkharit » tu envoyais des plats de couscous accompagnés de bouteilles de lait à mes parents à Dakar, principalement à mon oncle et à mon grand frère qui appréciaient tellement ces mets que tu préparais si bien qu’ils préféraient les attendre au risque d’offenser les autres cuisinières.

Femme très pieuse, tu l’as été, doublée d’une excellente disciple mouride de Serigne Fallou MBACKE par lequel tu jurais. En bonne musulmane, tu amenais nos enfants à Tivaouane lors des Gamous car tu étais consciente que notre fils Abdou Aziz était bien l’homonyme de Serigne Abdou Aziz SY Dabakh Malick, mon guide spirituel. Tu en étais très heureuse et fière pour les valeurs reconnues en ce saint homme. Tu savais et comprenais qu’Abdou Aziz DIA ainsi que sa sœur Fatou Diop DIA, homonyme d’une cousine que tu adorais, étaient de fervents jeunes musulmans qui suivaient mes pas, ma voie. Tu les avais soutenus et encouragés. C’était, sans nul doute, un bonheur pour toi. Ce qui était magnifique dans notre foyer était que rien n’était imposé, nous discutions de tout pour convenir de quelque chose de consensuel, néanmoins tu me reconnaissais le statut de chef de famille avec tous les droits et obligations y afférents.

De ton lit d’hôpital où ton visage ne montrait aucune peur de l’ange de la mort, aucun rictus. Tu semblais tellement sereine avec un visage éblouissant dans ton dernier sommeil, j’ai formulé des prières en gardant ma main sur ton front. Le même geste, les mêmes prières à la morgue pour notre fils et tous ceux qui me sont cher ou proches. Je reste convaincu que Dieu, Le Tout-Puissant, Le Miséricordieux a entendu et accepté mes prières pour le repos éternel de ton âme. Dans la douleur nous t’avons accompagné jusqu’à ta dernière demeure pour te porter aux côtés de ton fils, Abdou Aziz DIA, rien ne vous sépare maintenant. Quelle chance ! Les « khassaïdes » de Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE, Serigne Touba, fondateur du mouridisme étaient récités sous la direction de ton frère Niokhobaye venu de la ville sainte, de manière savante, pieuse avec une ferveur propre à nos parents mourides, pendant toute ta sépulture. Tu devais être comblée comme lorsque tu les écoutais à la maison.

J’imagine tes retrouvailles avec notre fils, votre grand bonheur. Je vous vois entourés de mes parents biologiques et de ton père, de mon oncle Djibril DATH, de ceux de ta famille, particulièrement Yamar SARR pour lequel ton estime n’avait point de limite, sous le regard ébloui de ta tante Codou SARR. Ils ne sont pas les seuls. C’est certainement très rassurant de franchir le pont reliant le monde ici-bas à celui de l’au-delà pour y retrouver, aussitôt, des personnes estimées, aimées, des visages connus, pleins de sympathie, d’amour

En outre, le petit pèlerinage a été une aubaine pour toi. Il t’a permis de te purifier avant ce grand saut si inattendu. Je me souviens que cette nuit où tu devais voyager vers la Mecque, qu’en priant pour toi, je te tenais les mains, portant les couleurs légères du henné comme recommandé aux femmes lors du pèlerinage. Je reste convaincu que je ne serais pas dépaysé, ni assoiffé ni affamé si un jour je devais emprunter tes pas comme tu m’as suivi les miens dans les villes saintes de Médinatoul Mounawara avec la Mosquée du Prophète et la Mecque nantie de la KAABA. Tu sauras bien m’accueillir. Je revois ton visage illuminé et j’entends encore tes remerciements de t’ôter le stress du voyage qui semblait, naturellement, te tourmenter quand je t’ai parlé de la beauté des appels à la prière « Al-adhan », la récitation sublime du Coran par les imams de ces villes saintes qui donnaient toujours envie de se lever pour aller y répondre. Ces cinq moments, les plus solennels de la journée, portés par une sonorisation puissante et sans faille nous rapprochaient du Maître de nos vies. Chacune des prières de la journée était suivie de celle dédiée aux morts, une manière de nous rappeler l’alternance irréversible, inéluctable de la vie et de la mort. Dieu a bien dit dans le Coran que « Toute âme goûtera la mort. C’est vers Nous (Allah, SWT) que vous serez ramenés » (Verset 57, Sourate Al-Ankabut). La mort est inéluctable et elle a été créée avant la vie.
Au revoir, ma très chère Ndeye Awa SIDIBE !
Amadou DIA

Consultant en Opérations Portuaires, Transports & Logistique

Tags: DécèsÉpouseNdèye Awa SIDIBE
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M. BOCCOUM

M. BOCCOUM

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