
Un nouveau mouvement politique vient de faire son apparition sur la scène politique sénégalaise. Il s’agit du Mouvement Rafétal du Sénégal (MRDS), une initiative citoyenne qui ambitionne de recentrer l’action politique autour du développement local, de l’autosuffisance économique et de la solidarité communautaire.
Porté par une vision axée sur le travail, la production et la responsabilité collective, le MRDS se positionne comme une alternative aux pratiques politiques traditionnelles. À travers un symbole évocateur — des mains unies tenant des graines — le mouvement entend promouvoir l’agriculture, la souveraineté alimentaire et l’implication communautaire comme piliers du progrès social.
Selon Dr Moustapha Dièye, président du mouvement, le MRDS fonde son engagement politique sur le concept wolof de « rafétal », qui renvoie à l’effort personnel, au mérite et à la dignité par le travail. « Cette philosophie répond aux aspirations profondes des populations, notamment dans les zones rurales et périurbaines confrontées au chômage, à la précarité et au manque d’opportunités économiques », a-t-il expliqué.
Sur le plan sociétal, le Mouvement Rafétal du Sénégal affiche des positions tranchées. Il s’oppose à l’expansion des droits LGBTQI et plaide pour une criminalisation explicite de l’homosexualité, qu’il considère au même titre que d’autres infractions pénales.
Dr Moustapha Dièye l’ex- responsable politique du parti PASTEF à Médine en Arabie Saoudite s’est également prononcé sur la question de la peine de mort, une sanction pénale consistant à ôter la vie à une personne reconnue coupable de crimes jugés extrêmement graves. Bien que ce sujet demeure l’un des plus controversés du droit pénal contemporain, Dr Moustapha Dièye s’est déclaré favorable à son application au Sénégal.
Par ailleurs, le mouvement affirme vouloir jouer un rôle actif dans la sensibilisation citoyenne, la promotion de la bonne gouvernance et le renforcement de la cohésion sociale. Il appelle les Sénégalais, en particulier les jeunes et les femmes, à s’impliquer davantage dans la construction d’un modèle de développement endogène, durable et inclusif.
À l’approche des prochaines échéances électorales, le MRDS entend progressivement structurer sa présence sur le terrain et faire entendre sa voix dans le débat public, avec l’ambition de s’imposer comme un nouvel acteur du paysage politique national.








