
La pose de la première pierre du lycée de Passy, présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko, marque bien plus que le lancement d’un chantier de 3,5 milliards de francs CFA. Elle symbolise une réponse concrète à un déficit structurel de l’offre éducative dans cette commune du département de Fatick, longtemps confrontée à l’exode scolaire de ses élèves.
Pendant des années, l’absence d’un établissement d’enseignement secondaire a contraint de nombreux collégiens et lycéens à se déplacer quotidiennement vers des localités voisines, exposés aux risques de décrochage scolaire, à la fatigue et à des charges financières supplémentaires pour les familles. Avec une capacité d’accueil de 1 500 élèves, le futur lycée ambitionne de freiner cette dynamique et de rééquilibrer l’accès à l’éducation post-collège.
S’étalant sur une durée de 18 mois, le projet prévoit la construction de 24 salles de classe et d’un laboratoire, intégrant des innovations à caractère écologique. Une approche qui s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir des infrastructures publiques durables, adaptées aux défis environnementaux actuels.
Pour le chef du gouvernement, ce chantier corrige un retard historique. Soixante-cinq ans après l’indépendance du Sénégal, Passy amorce enfin la construction d’un lycée à la hauteur de son statut et de ses ambitions. Un signal fort envoyé aux collectivités territoriales, dans un contexte où l’État affiche sa volonté de réduire les inégalités territoriales en matière d’éducation.
Du côté des autorités locales, le soulagement est palpable. Le maire de Passy, Baye Niass, voit dans ce projet un levier de développement humain et social. Au-delà de l’infrastructure, il s’agit d’un investissement dans le capital humain, capable d’améliorer les performances scolaires, de renforcer l’employabilité future des jeunes et de stabiliser les familles dans la commune.
Si les populations saluent unanimement cette initiative, elles restent attentives au respect des délais et à la qualité des travaux. Pour elles, l’enjeu est clair : faire de ce lycée un véritable pôle d’excellence éducative, capable de transformer durablement le paysage scolaire local.
À Passy, la première pierre du lycée ne marque donc pas seulement le début d’un chantier, mais l’espoir d’un avenir où l’éducation devient un droit accessible, et non un parcours d’obstacles.








