
Le village de Bandandar, dans la commune de Djilor (région de Fatick), a vibré ce dimanche 11 Janvier 2026 au rythme de la 3ᵉ édition de la randonnée pédestre “Les 10 km de Bandandar–Keur Niaouth”, organisée en hommage au Sergent Harouna Khouma, fils du terroir. Une initiative citoyenne qui a allié sport, devoir de mémoire et plaidoyer communautaire.
Initiée par les jeunes de Bandandar, avec l’appui des autorités locales et de partenaires associatifs, la randonnée a enregistré une forte mobilisation populaire. Des centaines de participants, venus de Bandandar, Keur Niaouth et des localités environnantes, ont pris part aux différentes épreuves de 10 km, 5 km et 3 km, dans un esprit de cohésion sociale et de dépassement de soi.
Selon Mamadou Ndao, président du comité d’organisation, le Sergent Harouna Khouma était « un homme profondément attaché au développement de sa communauté ». À travers cette randonnée, les organisateurs ont voulu perpétuer ses valeurs d’engagement, de solidarité et de patriotisme.
Au-delà de l’aspect sportif, l’événement a servi de tribune d’expression aux populations locales, qui ont profité de l’occasion pour exposer les difficultés majeures auxquelles elles sont confrontées. Parmi les préoccupations les plus pressantes figurent les problèmes d’accès aux soins de santé. Bandandar, dont la population est estimée à plus de 2 000 habitants, ne dispose que d’une seule case de santé, obligeant souvent les malades à de coûteuses évacuations vers Djilor, Passy ou Foundiougne.
Les populations ont également insisté sur la nécessité de renforcer les services de santé de proximité, afin de soulager les ménages et d’améliorer la prise en charge sanitaire.
Autre point central des échanges : l’autonomisation des femmes. Les intervenants ont plaidé pour un meilleur accompagnement des groupements féminins, notamment dans le maraîchage, l’accès au financement, à la formation et aux activités génératrices de revenus durables. « L’émancipation économique des femmes constitue un levier essentiel pour le développement local », a souligné Mamadou Ndao, ajoutant que l’emploi des jeunes reste également une préoccupation majeure.
Sur le plan sportif, la compétition a tenu toutes ses promesses. À l’issue des différentes courses, les trois premiers de chaque catégorie (filles et garçons) ont été récompensés par des médailles d’or, d’argent et de bronze, symboles de leur engagement et de leur performance. Les parrains de l’événement ont, quant à eux, reçu des diplômes de reconnaissance pour leur soutien à la réussite de cette initiative.
Cette 3ᵉ édition des “10 km de Bandandar–Keur Niaouth” s’est ainsi affirmée comme un rendez-vous citoyen et sportif majeur, mêlant mémoire, sport et engagement social, tout en ravivant l’espoir d’un avenir meilleur pour les populations de Bandandar et des villages environnants.








