
Le Conseil départemental de Kaolack a franchi un cap budgétaire majeur. Réuni ce lundi en session ordinaire, l’organe délibérant a adopté un budget primitif de 1,008 milliard FCFA pour l’exercice 2026, actant une hausse historique de plus de 200 millions FCFA par rapport à 2025. Une progression qui sonne comme un signal fort : Kaolack veut accélérer son développement et répondre, enfin, aux attentes pressantes des populations.
Derrière les chiffres, c’est une réorientation stratégique des priorités locales qui se dessine. Avec 587 millions FCFA consacrés aux investissements, contre 457 millions FCFA dédiés au fonctionnement, l’exécutif départemental affiche clairement sa volonté de sortir d’une gestion administrative classique pour miser sur des projets à fort impact social. Éducation, santé, formation professionnelle et sport constituent désormais le socle de l’action publique locale.
Sous la présidence de Benzeloum, le Conseil départemental assume un discours volontariste. Pour l’exécutif, cette enveloppe renforcée doit permettre de traduire les promesses en actes, dans un contexte marqué par une forte demande sociale. La rénovation du CEM Moustapha Ndiaye, la construction du Centre des métiers de Kaolack, l’extension de la maternité régionale et l’édification d’une seconde tribune au stade Lamine Guèye sont autant de projets emblématiques censés améliorer durablement le quotidien des habitants.
Mais au-delà des infrastructures, la session budgétaire a servi de tribune politique. Les élus ont mis en avant la notion d’inter-territorialité, appelant à une coopération renforcée entre les communes du département pour mutualiser les ressources et harmoniser les actions de développement. Une approche présentée comme indispensable face aux défis économiques et sociaux croissants.
L’adoption de ce budget intervient par ailleurs dans un climat national de recomposition financière, alors que le Sénégal prépare ses orientations budgétaires pour 2026, marquées par des ambitions élevées en matière d’investissements publics et de réformes structurelles. À Kaolack, le message est clair : le département entend prendre toute sa part dans cette dynamique, en misant sur un budget plus audacieux et résolument tourné vers l’action.







