
La coordination de la communication de l’honorable député-maire d’Agnam, Mouhamed Ngom dit Farba Ngom, a fait face à la presse ce jeudi pour réclamer sa libération, après près d’un an de détention. La rencontre était placée sous la coordination de Abdoulaye Ndiaye, en présence de Cheikh A. Tidiane Ly, relation presse et porte-parole du jour, ainsi que de nombreux partisans, sympathisants et influenceurs dont Abdou Nguer.
D’entrée de jeu, les organisateurs ont salué la décision de la Chambre d’accusation ayant accordé une liberté sous contrôle judiciaire à l’honorable député-maire. Une décision qualifiée « d’acte républicain » et de « respiration institutionnelle », traduisant, selon eux, la capacité de certains magistrats à dire le droit « malgré les pressions du contexte politique ».
La coordination a toutefois vivement critiqué l’appel introduit par le parquet, qui a eu pour effet de bloquer l’exécution de cette décision.
« Nous ne contestons pas le droit d’appel, mais la logique de son exercice », ont-ils déclaré, s’interrogeant sur le fait que le coaccusé ait bénéficié d’une liberté sans appel du parquet, alors que l’appel a été immédiatement exercé contre le député.
Pour les conférenciers, cette différence de traitement traduit une justice à géométrie variable, incompatible avec le principe d’égalité devant la loi.
Revenant sur la récente conférence de presse du ministre de la Justice, la coordination a dénoncé ce qu’elle qualifie de « récit médiatique » du dossier. Les téléphones évoqués, selon elle, servaient uniquement à permettre au député de communiquer avec ses enfants établis à l’étranger.
« Où est le crime dans le fait de rassurer ses enfants ? », ont-ils interrogé.
Concernant les rumeurs relatives à une prétendue vidéo à caractère pornographique, la coordination affirme que l’honorable député dément formellement toute implication et rappelle qu’« aucune justice sérieuse ne se fonde sur des insinuations ».
La coordination estime que le contexte politique est indissociable de cette affaire.
Elle rappelle notamment une déclaration publique attribuée au Premier ministre, prononcée dans la commune même du député, annonçant sa « dernière participation » à la vie politique locale.
Selon elle, cette déclaration aurait été suivie d’une séquence marquée par la levée de l’immunité parlementaire, une détention prolongée et le blocage d’une décision de mise en liberté.
Les organisateurs ont également insisté sur l’état de santé du député-maire, soulignant que l’expertise médicale et la contre-expertise de l’Ordre national des médecins concluent à une incompatibilité avec la détention carcérale. Malgré ces conclusions, la détention s’est poursuivie, entraînant, selon eux, une dégradation notable de son état de santé.
Une revendication fondée sur le droit
En conclusion, la coordination de la communication de Farba Ngom affirme ne réclamer « ni faveur, ni passe-droit », mais uniquement l’application stricte du droit.
« Quand le droit s’applique, il libère. Quand le politique s’interpose, il bloque », ont-ils soutenu, réaffirmant leur attachement à l’État de droit et à l’indépendance de la justice.








