Kaolack fait face à une problématique environnementale et sanitaire de plus en plus préoccupante : le manque criant de sites officiels de déversement des fosses septiques. Une situation qui met en difficulté les acteurs de l’assainissement et expose les populations à de graves risques sanitaires.
Face à cette urgence, le Regroupement de l’exploitation des carrières et des vidangeurs des fosses septiques est monté au créneau. Lors d’une sortie publique ce dimanche, son président, Yoro Diouf, a interpellé avec fermeté les autorités administratives et locales afin qu’un site de déversement réglementé soit délivré en urgence aux professionnels du secteur.
« Nous exerçons un métier indispensable à la salubrité publique, mais sans site officiel, nous sommes confrontés à d’énormes difficultés. Cette situation est dangereuse pour la santé des populations et pour l’environnement », a alerté Yoro Diouf.
Selon le regroupement, l’absence de sites adaptés pousse certains opérateurs, faute d’alternative, à procéder à des déversements anarchiques, notamment dans la nature, les champs ou les zones périphériques de la ville. Des pratiques qui favorisent la pollution des nappes phréatiques, la prolifération de maladies hydriques et la dégradation de l’environnement urbain.
Kaolack, ville carrefour à forte densité démographique, produit chaque jour d’importantes quantités de boues de vidange. Pourtant, les infrastructures d’assainissement ne suivent pas le rythme de la croissance urbaine. Pour les vidangeurs, cette situation constitue un véritable casse-tête professionnel et un danger permanent.
Le président du regroupement appelle ainsi à une réponse rapide et concertée des autorités compétentes :
« Il y a urgence. Les fosses septiques contiennent des déchets hautement dangereux. Sans un site sécurisé et contrôlé, c’est toute la population de Kaolack qui est exposée. »
Au-delà de la délivrance d’un site, les acteurs du secteur plaident également pour une meilleure organisation de la filière de l’assainissement, un accompagnement technique et un cadre réglementaire plus clair.








