Exploitation de failles de sécurité, attaques visant les accès distants ou compromission d’identités numériques : en Afrique de l’Ouest, le paysage des menaces cyber se caractérise par une diversification croissante des modes d’attaque, à mesure que les usages numériques se généralisent au sein des organisations et des administrations.
Selon les données 2025 issues des technologies de détection de Kaspersky, consolidées et analysées par ses équipes de recherche en cybersécurité, 92 674 994 cybermenaces ont été recensées en Afrique de l’Ouest sur l’année. Ce volume, issu de l’agrégation des menaces locales et web, confirme l’existence d’une pression cyber durable dans la région.
Ces enseignements ont été partagés à l’occasion du KNext Dakar 2026, rendez-vous annuel organisé par Kaspersky et dédié aux enjeux de cybersécurité en Afrique. Accueilli à Dakar, l’événement a réuni experts du numérique, décideurs publics et privés, acteurs technologiques et médias afin de favoriser le dialogue régional et le partage d’expertise autour des grandes tendances cyber.

Une pression cyber durable et multiforme en Afrique de l’Ouest
En 2025, 41,21 % des utilisateurs en Afrique de l’Ouest ont été confrontés à des menaces locales, c’est-à-dire des attaques ciblant directement les ordinateurs, serveurs ou réseaux internes. Ce niveau élevé met en évidence la persistance de systèmes insuffisamment protégés et de vulnérabilités techniques exploitées par les cybercriminels.
Par ailleurs, 19,5 % des utilisateurs ont été exposés à des menaces web, liées notamment à la navigation en ligne, au téléchargement de fichiers ou à l’utilisation de services numériques compromis. Ces chiffres illustrent l’élargissement de la surface d’attaque à mesure que les usages digitaux s’intensifient.En volume, plus de 73 millions de menaces locales et 19,5 millions de menaces web ont été détectées sur l’année. Les analyses mettent également en évidence des modes opératoires récurrents, tels que l’exploitation d’accès distants non sécurisés (RDP), les attaques exploitant des failles techniques ou encore le vol d’identifiants. Les logiciels espions, avec 279 054 détections, traduisent quant à eux des tentatives de surveillance et de collecte frauduleuse de données dans un environnement numérique de plus en plus interconnecté.
*Données agrégées Afrique de l’Ouest 2025 : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

La cybersécurité, un levier de résilience, de gouvernance et de compétitivité régionale
Au-delà des chiffres, les échanges tenus lors du KNext Dakar 2026 ont mis en lumière un constat partagé : la cybersécurité ne relève plus uniquement de la protection technique des systèmes, mais constitue désormais un levier stratégique de continuité, de gouvernance et de confiance pour les organisations publiques et privées.
La multiplication des attaques ciblant les accès distants, les identités numériques ou les données sensibles expose directement les organisations à des risques opérationnels, financiers et réputationnels.
Dans un contexte de digitalisation accélérée des services publics, des institutions financières et des entreprises, la capacité à anticiper et à gérer les cybermenaces devient un facteur déterminant de résilience et de crédibilité.
« Les enseignements tirés de l’analyse des menaces en Afrique de l’Ouest en 2025 montrent que la cybersécurité doit être pensée comme un pilier stratégique à part entière. Elle conditionne la continuité des activités, la crédibilité des services numériques et la capacité des organisations à se développer durablement. Cela implique d’investir dans les compétences locales et de diffuser une véritable culture cyber auprès des décideurs. », souligne Pascal Naudin, Head of B2B Morocco, Tunisia, West & Central Africa chez Kaspersky.

Le KNext Dakar : un espace de dialogue régional sur la cybersécurité
À l’occasion du KNext Dakar 2026, Kaspersky a rappelé plusieurs priorités pour renforcer la protection face aux cybermenaces :
● renforcer les dispositifs de sécurité afin d’améliorer la détection et la réponse aux attaques,
● sécuriser les accès et les identités numériques, en particulier dans les environnements connectés et à distance,
● sensibiliser et former les collaborateurs, afin de réduire les risques liés aux usages et aux comportements.
À travers cette initiative, Kaspersky réaffirme son engagement à accompagner les organisations africaines dans la sécurisation de leur transformation numérique, en s’appuyant sur des technologies de pointe et des programmes de sensibilisation adaptés aux réalités locales.

À propos de Kaspersky
Kaspersky est une société internationale de cybersécurité et de protection de la vie privée fondée en 1997. Avec à ce jour plus d’un milliard d’appareils protégés contre les cybermenaces émergentes et les attaques ciblées, l’expertise de Kaspersky en matière de sécurité et de renseignements sur les menaces est constamment convertie en solutions et services innovants pour protéger les particuliers, les entreprises, les infrastructures critiques et les autorités publiques dans le monde entier. Le large portefeuille de solutions de cybersécurité de Kaspersky inclut la protection avancée de la vie numérique pour les appareils personnels, des produits et services de sécurité spécialisés pour les entreprises, ainsi que des solutions de Cyber Immunité pour lutter contre les menaces numériques sophistiquées, en constante évolution. Kaspersky aide des millions de particuliers et plus de 200 000 entreprises à protéger ce qui compte le plus pour eux. Pour en savoir plus, consultez le site https://afrique.kaspersky.com/
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