
Le Syndicat autonome des enseignants du Sénégal (SAEMS) et le G7 ont tenu une Assemblée générale suivie d’une grève totale ce jeudi.
En effet, ce plan d’action entre dans le cadre de leur troisième plan d’action, pour exiger la satisfaction de plusieurs revendications qu’ils estiment toujours ignorées par les autorités.
Face à Au cœur de ce mouvement figure l’application effective de trois décrets, notamment les décrets n°34774 et n°392/2006, dont la non-application continue, selon les syndicats, de freiner l’évolution de la carrière des enseignants. Ils dénoncent également la lenteur administrative, qualifiée de « véritable gangrène » pour le corps enseignant, selon Wandyfa Mane, coordonnateur du G7 et secrétaire général du SAEMS.
Parmi les autres revendications figurent la question du Dossier de Mise en Crédit (DMC) pour l’accès au logement, la formation diplômante, ainsi que le problème récurrent du logement des enseignants, qui demeure une préoccupation majeure dans la région.
« Les enseignants sont fatigués. Nous pointons du doigt certaines autorités éducatives accusées d’avoir laissé en rade une partie des enseignants chargés de cours, pourtant appelés à officier dans les écoles et lycées du Sénégal », a-t-il déclaré.
Sur le plan institutionnel, le SAEMS et le G7 s’en prennent directement au président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), Mamadou Lamine Camara, qu’ils accusent d’avoir « changé de veste » et de n’avoir pas respecté son devoir de neutralité entre les syndicats et le gouvernement.
Les enseignants démentent formellement les propos qui lui sont attribués, selon lesquels aucune grève n’était prévue au mois de janvier. Ils estiment que ces déclarations « ne relèvent pas de la vérité » et constituent une tentative de désinformation.
Plus loin, les syndicats soutiennent que le président du HCDS « n’a plus sa place à leur table » et affirment l’attendre « à pieds fermes ». Ils demandent au président de la République de dissoudre le Haut Conseil du Dialogue Social, qu’ils jugent « inutile, partisan et dépourvu d’une pleine conscience de ses prérogatives ».
Enfin, les enseignants dénoncent ce qu’ils qualifient de menaces proférées à leur encontre, tout en appelant à une clarification et à un démenti public des propos tenus par le président du Haut Conseil du Dialogue Social.







