Le Réseau national des acteurs de la chaîne de valeur des huîtres (RENACVAH) avec l’appui de la FAO, a célébré la Journée nationale de l’huitre. Une occasion saisie pour mettre en lumière les avancées du secteur ostréicole et les perspectives de transformation économique et sociale pour les communautés côtières. Cette journée marque une étape dans l’autonomisation de la filière.
« Les huîtres du Sénégal ne sont pas seulement une ressource halieutique ; elles sont un vecteur d’autonomisation, notamment pour les femmes », a déclaré le Dr Fatou Diouf, ministre des Pêches et de l’Économie maritime. Elle s’exprimait lors de la cérémonie de clôture de la journée nationale de l’Huître tenue à la Place du Souvenir.
Selon la ministre, cette dimension sociale constitue en effet l’un des piliers du développement du secteur, où des milliers de ménages, principalement portés par des femmes, trouvent des sources de revenus à travers la collecte, la transformation et la commercialisation.
« Grâce à l’introduction de techniques d’ostréiculture durable, à l’amélioration des procédés de transformation, à la traçabilité et à la mise en conformité sanitaire, la filière se modernise, se professionnalise et conquiert de nouveaux marchés », se réjouit la ministre Diouf.
Elle insiste également sur la dimension écologique. Selon elle, les huîtres contribuent directement à la durabilité environnementale. Elles filtrent naturellement l’eau, participent à la restauration des mangroves et protègent les écosystèmes estuariens.« En protégeant l’huître, nous préservons nos côtes, notre biodiversité et l’avenir de nos communautés », relève-t-elle.
Partout, l’énergie est palpable. L’huître, ce petit mollusque discret des mangroves et des estuaires sénégalais, devient ici symbole de résilience, d’autonomisation féminine et d’avenir durable pour la filière halieutique.
« Notre ambition est de faire de l’huître un symbole de croissance aquacole inclusive, un produit de fierté nationale, et un modèle de filière durable en Afrique de l’Ouest, plus particulièrement au Sénégal », conclut Dr Fatou Diouf.
« Cette édition revêt un caractère spécial. Dans une optique d’autonomisation du RENACVAH, le Réseau National des Acteurs de la Chaîne de Valeur des Huîtres, la FAO lui a confié l’organisation de la Journée Nationale de l’Huître », déclare Bintia Stephen Tchicaya, Coordonnatrice du Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest et Représentante par intérim de la FAO au Sénégal.
Elle souligne qu’à travers le fonds de contrepartie, 28 projets d’investissement ont été subventionnés à hauteur de 300 000 dollars, soit près de 170 millions de francs CFA. Des infrastructures modernisées à Dakar, Soucouta et Némaba dans les îles du Saloum témoignent de cette transformation, assure-t-elle.







