Les habitants du quartier Nimzat Extension dans la commune de kaolack sont descendus dans la rue ce jeudi matin pour exprimer leur ras-le-bol face à des conditions de vie qu’ils jugent « inacceptables ». Mobilisés en nombre, hommes, femmes et jeunes ont dénoncé l’absence d’infrastructures de base et interpellé les autorités locales sur l’urgence de la situation.
Selon Kémo Touré porte parole du jour des manifestants, le quartier souffre d’un manque criant d’accès à l’eau potable, marqué par l’absence de robinets publics. À cela s’ajoute le déficit d’électricité qui plonge certaines zones dans l’obscurité totale à la tombée de la nuit, favorisant ainsi un climat d’insécurité grandissant.
« Nous vivons ici depuis des années sans eau ni électricité. La nuit, c’est la peur qui s’installe. Les malfaiteurs profitent de l’obscurité pour opérer », confie t – il .
Les populations pointent également du doigt l’insalubrité qui gangrène le quartier. L’accumulation des déchets et l’absence de système d’assainissement adéquat exposeraient les habitants à des risques sanitaires importants.
Outre ces difficultés, les riverains réclament le lotissement officiel de Nimzat Extension, estimant que cette mesure permettrait de faciliter l’accès aux services sociaux de base et d’engager des travaux de voirie indispensables. Routes impraticables, absence de drainage des eaux pluviales et enclavement constituent, selon eux, des obstacles majeurs au développement du quartier.
Les manifestants dénoncent par ailleurs « le silence des autorités » face à une situation qui perdure depuis plusieurs années. Ils appellent les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes et urgentes afin d’améliorer leurs conditions de vie.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités administratives et municipales. Les habitants, déterminés, affirment qu’ils poursuivront leur mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses satisfaisantes.








