La tragédie survenue à Kanda Fodé Bayo, dans la commune de Kahone, continue de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique. Après le décès tragique d’une fillette âgée de cinq ans, arrachée brutalement à l’affection des siens dans la nuit du mardi au mercredi, plusieurs organisations de défense des droits humains montent au créneau pour dénoncer la recrudescence des violences visant les enfants.
Parmi elles, l’Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise (APROFES) a exprimé une profonde indignation face à ce drame qui, selon ses responsables, interpelle toute la société sur la nécessité urgente de renforcer les mécanismes de prévention et de protection.
Dans une déclaration officielle, la coordinatrice du Centre d’Écoute et d’Orientation pour la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) a condamné avec fermeté cet acte qualifié d’« inacceptable et révoltant », tout en adressant ses condoléances à la famille endeuillée et à l’ensemble de la communauté de Kahone durement affectée.
Un signal d’alerte pour la société
Au-delà de l’émotion suscitée, APROFES considère ce drame comme un signal d’alerte révélateur des défis persistants en matière de protection de l’enfance. L’organisation insiste sur la nécessité de renforcer la vigilance communautaire, de multiplier les campagnes de sensibilisation et de briser le silence autour des violences souvent commises dans la sphère familiale ou de proximité.
Selon l’association, la prévention passe également par la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, une meilleure coordination entre acteurs sociaux, autorités locales et leaders religieux, ainsi qu’un accompagnement psychosocial renforcé pour les victimes et leurs familles.
Un appel à la justice et à la responsabilité collective
APROFES appelle par ailleurs les autorités judiciaires et sécuritaires à mener des investigations approfondies afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. L’organisation plaide pour une application rigoureuse de la loi, estimant que la lutte contre l’impunité constitue un levier essentiel pour prévenir la répétition de tels crimes.
Réaffirmant son engagement, le centre d’écoute de l’association se dit prêt à intensifier ses actions d’accompagnement, d’écoute et de prévention en collaboration avec les communautés locales.
Face à ce drame, APROFES rappelle que la protection des enfants ne relève pas uniquement des institutions, mais constitue une responsabilité collective impliquant familles, communautés et pouvoirs publics.
Un message fort dans un contexte où la sécurité et le bien-être des enfants apparaissent plus que jamais comme un enjeu majeur pour la société sénégalaise.








