L’école Kambal, située à la cité Sipres de ZAC Mbao, a accueilli ce week-end dernier une importante journée de sensibilisation dédiée à la lutte contre les hépatites virales et le VIH. Initiée par l’association SAAFARA Hépatite, en partenariat avec la Banque de sang de l’École principale de Dakar et l’Association des parents d’élèves, cette activité a réuni élèves, parents, encadreurs pédagogiques et professionnels de la santé autour d’un objectif commun : renforcer la prévention et la sensibilisation face à ces maladies encore préoccupantes de santé publique.
Placée sous le signe de l’éducation sanitaire et de la prévention communautaire, la rencontre a permis d’informer les participants sur les différents types d’hépatites, leurs modes de transmission ainsi que les moyens efficaces de protection. Les intervenants ont particulièrement insisté sur l’importance du dépistage précoce, de la vaccination et de l’adoption de comportements responsables afin de réduire les risques de contamination.
Au cours des échanges, les spécialistes de la Banque de sang ont rappelé que les hépatites virales demeurent un véritable défi sanitaire, souvent aggravé par le manque d’information et la stigmatisation des personnes atteintes. Ils ont ainsi encouragé les populations à effectuer régulièrement des tests de dépistage et à participer aux campagnes de don de sang sécurisé, essentielles pour sauver des vies.
Les organisateurs ont également souligné que, malgré les avancées médicales et les nombreuses campagnes de sensibilisation menées depuis plusieurs décennies, le VIH reste un enjeu majeur de santé publique en Afrique et dans le monde. Entre idées reçues persistantes, insuffisance du dépistage et espoirs apportés par les traitements modernes, la lutte contre le virus continue de mobiliser professionnels de santé, associations et communautés locales.
Une maladie encore entourée de silence
Dans plusieurs localités, évoquer le VIH demeure un sujet sensible. La peur du jugement social pousse encore certaines personnes à éviter le dépistage ou à dissimuler leur statut sérologique. Pourtant, les acteurs de santé rappellent que le VIH n’est plus une fatalité, à condition d’être diagnostiqué précocement. Aujourd’hui, la lutte contre le VIH dépasse le seul cadre médical : elle est également sociale, éducative et humaine.
De son côté, la présidente de l’association SAAFARA Hépatite, Fatou Nguirane, a souligné le rôle essentiel de l’école comme cadre privilégié d’éducation à la santé. Selon elle, sensibiliser les jeunes en milieu scolaire permet de former de véritables relais communautaires capables de transmettre les bonnes pratiques au sein des familles et des quartiers.
Fortement mobilisés, les parents d’élèves ont salué cette initiative qui contribue à renforcer la protection sanitaire des enfants et à promouvoir une culture durable de la prévention. Ils ont également été exhortés à poursuivre les actions de sensibilisation au sein des ménages afin de lutter efficacement contre la propagation des hépatites et du VIH.
À travers cette journée éducative et citoyenne, les organisateurs entendent inscrire leur action dans une dynamique continue de lutte contre les hépatites et le VIH, en misant sur l’information, la responsabilisation collective et l’engagement communautaire.
Cette initiative illustre ainsi l’importance du partenariat entre acteurs associatifs, structures sanitaires et communauté éducative pour faire reculer les hépatites virales et promouvoir une meilleure santé publique au Sénégal.








