Dans le cadre de l’organisation de la première Coupe d’Afrique de Rock’n’Roll Acrobatique prévue le samedi 14 mars 2026 à Dakar, le comité d’organisation a fait face à la presse pour présenter les grandes lignes de cet événement panafricain mêlant sport de haut niveau, acrobatie et formation. La rencontre s’est tenue en présence de Mme Oumy Sène, présidente de l’Association Rock’n’Roll de Sacré-Cœur, de Mme Ndeye Fatou Diabang, ainsi que de plusieurs représentants et membres de la communauté internationale du Rock’n’Roll acrobatique venus d’Afrique et d’Europe.
Le Sénégal s’apprête ainsi à vivre un moment inédit avec l’accueil de cette première compétition continentale dédiée à cette discipline spectaculaire. L’événement réunira des délégations venues de douze pays, dont neuf africains, autour d’une compétition alliant danse rythmée, portés acrobatiques et technicité sportive.
La manifestation se déroulera en plusieurs phases. Du 10 au 13 mars, des sessions intensives de formation en Rock’n’Roll acrobatique seront organisées au Centre Culturel Régional Blaise Senghor (CCRBS). Ces ateliers, destinés aux coachs, juges et athlètes africains, seront animés par des mentors venus d’Europe et d’Amérique latine sous forme d’entraînements et de séminaires techniques.
Le samedi 14 mars constituera le moment phare avec la tenue, toujours au CCRBS, de la Coupe du Sénégal de Rock’n’Roll Acrobatique dans la matinée, suivie dans l’après-midi de la première Coupe d’Afrique de la discipline. La journée se clôturera par une cérémonie officielle et les finales continentales en présence d’autorités, d’ambassadeurs et de personnalités du monde sportif et culturel.
L’événement bénéficie du soutien de plusieurs partenaires institutionnels et privés. La billetterie est assurée par Senegal Tours, tandis que l’hôtel Wakola accueillera les délégations étrangères. Le Centre Culturel Régional Blaise Senghor, lieu emblématique de la scène artistique dakaroise, servira de cadre aux compétitions. Les ministères de la Culture et de l’Artisanat, du Tourisme, de la Jeunesse et des Sports ainsi que de l’Éducation nationale apportent également leur appui à l’initiative. Des groupes artistiques du CCRBS assureront l’animation de la finale, créant ainsi un pont entre sport et culture.
Les établissements scolaires de Dakar sont invités à participer à la Coupe du Sénégal et à assister aux démonstrations du 14 mars. À long terme, les organisateurs ambitionnent d’intégrer le Rock’n’Roll acrobatique dans les activités sportives scolaires afin d’offrir aux jeunes une nouvelle discipline mêlant performance physique et expression artistique.
Le Rock’n’Roll acrobatique est une discipline sportive reconnue internationalement qui associe danse rythmée et figures acrobatiques synchronisées. Elle exige agilité, force, coordination et sens artistique. Son développement rapide en Afrique en fait aujourd’hui un vecteur d’excellence sportive et de rayonnement culturel.
Prenant la parole, Mme Oumy Sène a souligné la portée historique de cette initiative pour le continent. « Je suis vice-présidente à l’éducation de la Fédération mondiale de danse acrobatique et de danse sportive (WFADS). Ce qui nous rassemble aujourd’hui, c’est l’organisation pour la première fois en Afrique et au Sénégal de deux grandes manifestations : la Coupe du Sénégal le matin et, l’après-midi, la première Coupe d’Afrique de nos disciplines », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que l’association qu’elle dirige existe depuis 2015 et connaît une forte croissance ces deux dernières années grâce à l’intégration d’établissements scolaires et de clubs autour de Dakar. « Je suis très fière d’être sénégalaise et que notre pays ouvre une nouvelle ère pour les danses sportives en Afrique », a-t-elle affirmé.
La présidente a également présenté les délégations internationales venues soutenir et participer à la compétition, notamment du Cameroun, du Nigeria, de la Gambie, du Liberia, de l’Eswatini et de plusieurs pays européens. Selon elle, cette dynamique illustre le potentiel éducatif et sportif du Rock’n’Roll acrobatique auprès de la jeunesse africaine.
Mme Oumy Sène a enfin insisté sur l’importance de l’introduction de cette discipline dans les établissements scolaires, expliquant que cette innovation pourrait encourager les jeunes à pratiquer davantage d’activités physiques grâce à une combinaison attrayante de musique, danse et sport.
En clôturant ses propos, elle a lancé un appel à la jeunesse sénégalaise et aux passionnés de danse et de sport à s’intéresser davantage à cette discipline prometteuse, soulignant que « les portes sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent apprendre, performer et représenter leur pays sur la scène internationale ».
Moussa Diba








