À l’approche du 29 mars 2026, le secteur du transport routier au Sénégal se dirige vers une nouvelle zone de turbulences. Réunis à Kaolack, les membres de la Fédération des syndicats des transports routiers en brasarde rouge ont annoncé une grève de 72 heures pour protester contre plusieurs mesures qu’ils jugent pénalisantes pour leur activité.
Cette mobilisation pourrait avoir des répercussions importantes sur les déplacements des populations et sur le transport des marchandises à travers le pays. Les transporteurs dénoncent notamment la concurrence jugée déloyale de certains véhicules particuliers utilisés comme taxis sans licence officielle.
Au cœur des revendications figure également la question des visites techniques des véhicules. Les syndicats critiquent la centralisation de ces contrôles à Dakar, une mesure qu’ils estiment difficilement applicable pour des milliers de véhicules venant de différentes régions.
Selon le secrétaire général de la fédération, Fallou Samb, près de 6 800 véhicules, dont des minibus et des Toyota Yass de transport interurbain, sont concernés par cette obligation. Une situation qui pourrait engendrer des embouteillages administratifs et immobiliser de nombreux véhicules pendant plusieurs jours.
Les transporteurs dénoncent aussi l’interdiction de circuler la nuit, en vigueur depuis plusieurs années. Ils estiment que cette mesure entraîne des pertes financières importantes pour les professionnels du secteur.
Au-delà des questions administratives, les syndicats évoquent également les problèmes de sécurité auxquels sont confrontés les camionneurs sur le corridor Dakar-Bamako, un axe stratégique pour le commerce sous-régional.
Face à ces préoccupations, la fédération appelle les autorités à ouvrir un dialogue afin d’éviter une paralysie du secteur. Si aucune solution n’est trouvée d’ici là, la grève annoncée pourrait perturber fortement la mobilité des citoyens et l’approvisionnement des marchés.








