La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), à travers sa conférence des femmes, a vivement réagi à une récente sortie d’une députée du parti Pastef, jugée « malencontreuse » et « discriminatoire » à l’endroit de certaines Sénégalaises.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, les femmes de la CDS dénoncent des propos attribués à l’élue, qui aurait invité les femmes non membres de Pastef et ne soutenant pas son leader à renoncer à toute prétention à un financement public.
Face à cette situation, la CDS rappelle un principe fondamental : les ressources publiques appartiennent à tous les citoyens, sans distinction. Elle interpelle ainsi la ministre en charge de la Famille et des Solidarités, soulignant que les fonds qu’elle administre ne sauraient faire l’objet d’un traitement partisan.
« Le financement des femmes ne peut en aucun cas dépendre de leur appartenance politique ou de leur proximité avec un leader », martèle la déclaration.
Les signataires dénoncent également ce qu’elles considèrent comme une tentative de politisation des mécanismes de soutien aux femmes, évoquant une distribution de ressources au profit exclusif de militantes proches du parti au pouvoir.
Dans ce contexte, la CDS exige :
● Des excuses publiques de la députée concernée ;
● Des clarifications transparentes sur les critères et modalités d’accès aux financements du ministère pour l’ensemble des associations féminines sénégalaises.
Pour la Conférence des femmes de la CDS, le respect de l’égalité et de la justice sociale demeure un impératif dans la gestion des politiques publiques, particulièrement celles destinées à l’autonomisation des femmes.
La conférence des Femmes de CDS








