La situation est jugée préoccupante à Kaolack, où le Centre régional de transfusion sanguine fait face à une pénurie critique de poches de sang. En cause, la baisse notable des dons observée durant les périodes de Ramadan et de Carême, traditionnellement marquées par un ralentissement des activités de don.
Selon les responsables sanitaires, les réserves actuelles sont insuffisantes pour couvrir les besoins des structures hospitalières de la région. Or, la demande reste constante, notamment pour les urgences médicales, les interventions chirurgicales, les accouchements compliqués ou encore la prise en charge de patients atteints de maladies chroniques.
« Les hôpitaux continuent de fonctionner à plein régime, mais les stocks de sang diminuent dangereusement », confie une source médicale. Une situation qui pourrait, à terme, compromettre la qualité et la rapidité des soins prodigués aux patients.
Face à cette urgence sanitaire, le Centre régional de transfusion sanguine de Kaolack lance un appel pressant à la solidarité des populations. Toute personne en bonne santé est invitée à faire un don de sang afin de contribuer à sauver des vies.
Les autorités sanitaires tiennent à rassurer : le don de sang est un acte simple, sécurisé et encadré par des professionnels qualifiés. Il ne présente aucun danger pour le donneur et constitue un geste citoyen essentiel dans le système de santé.
Pour faciliter la participation, le Centre reste ouvert en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, permettant ainsi à chacun de donner selon ses disponibilités.
Au-delà de cette alerte, les acteurs de la santé appellent à une prise de conscience collective sur l’importance du don régulier de sang, indépendamment des périodes religieuses. Car, rappellent-ils avec insistance : « Le sang se donne, il ne se fabrique pas. »
Dans un contexte où chaque poche de sang peut sauver plusieurs vies, la mobilisation des populations de Kaolack apparaît aujourd’hui plus que jamais indispensable.








