La prière de la Korité à la grande mosquée de Kaolack a été marquée, ce samedi, par une forte affluence de fidèles venus célébrer la fin du mois béni de Ramadan dans un climat de ferveur religieuse, de recueillement et de fraternité.
Dirigée par Serigne Babacar Sy Kane, la cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de spiritualité. Dans son sermon, l’imam a exhorté les musulmans à préserver les acquis spirituels du Ramadan, en perpétuant les bonnes œuvres, la solidarité et la discipline au-delà de ce mois sacré.
Mais au-delà du message spirituel, le guide religieux a livré un discours engagé sur la situation sociale et politique du pays. Il a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « comportements malsains », pointant du doigt les insultes récurrentes et le manque de respect envers le chef de l’État ainsi que les institutions de la République.
Serigne Babacar Sy Kane a également fustigé la montée d’un certain exhibitionnisme politique, où chacun cherche à afficher son appartenance partisane. Selon lui, cette tendance constitue une menace pour la cohésion nationale et le vivre-ensemble.
« Ce sont des comportements qui freinent le développement du pays », a-t-il averti, appelant à plus de retenue, de responsabilité et de respect des valeurs démocratiques.
Poursuivant son intervention, l’imam a mis en garde contre les ingérences dans des affaires qui ne concernent pas certains citoyens, tout en dénonçant un manque de respect des principes démocratiques. «
L’élection d’un chef de l’État ne dépend pas d’une seule personne. Nul ne peut prétendre que l’accession à la magistrature suprême repose sur lui », a-t-il martelé.
Présent à la cérémonie, le gouverneur de la région de Kaolack, Mouhamadou Moctar Watt, représentant le gouvernement, a transmis le message du chef de l’État. Ce dernier a adressé ses vœux à l’ensemble de la communauté musulmane, tout en formulant des prières pour l’acceptation du jeûne et des actes de dévotion accomplis durant le Ramadan.
Le gouverneur a également insisté sur l’appel du chef de l’État à l’unité nationale. « En dépit de notre diversité, nous devons œuvrer ensemble pour le développement du pays », a-t-il relayé.








