Le Sénégal poursuit sa dynamique de transparence dans la gestion des ressources naturelles. À l’issue de la troisième validation de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), le pays a obtenu un score global de 89 %, correspondant à une appréciation “très bonne” selon la norme ITIE 2023.
Ces résultats ont été présentés lors d’une cérémonie officielle organisée par le Comité national ITIE, en présence de plusieurs acteurs du secteur extractif, dont Thialy Faye, président du comité national, et Dr Pape Fara Diallo, président de la commission de validation.
Malgré une légère baisse par rapport au score de 93,5 % obtenu en 2021, le Sénégal maintient sa position parmi les pays les plus performants au monde. Cette évolution s’explique principalement par le renforcement des exigences introduites par la norme ITIE 2023.
Selon Thialy Faye, ce résultat « traduit l’engagement constant des autorités, des entreprises extractives et de la société civile pour une gouvernance transparente, inclusive et responsable ».
Le Conseil d’administration international de l’ITIE a d’ailleurs salué :
● l’engagement politique du Sénégal en faveur de la transparence,
● la qualité et la régularité des publications de données,
● les avancées réalisées en matière de réformes structurelles.
L’évaluation repose sur trois composantes essentielles :
● Résultats et impacts : 92,5 %
● Engagement des parties prenantes : 87,5 %
● Transparence : 81 %
Ces performances traduisent notamment :
■ un plan de travail aligné aux priorités nationales,
■ une forte dynamique multipartite,
■ une accessibilité accrue des données publiques.
Malgré ces avancées, certaines insuffisances persistent. Le principal point faible demeure les transferts infranationaux, notés à 50 %, qui concernent la redistribution des revenus extractifs aux collectivités territoriales.
D’autres axes d’amélioration ont été identifiés :
● la transparence des flux financiers des entreprises publiques,
la publication et ■ l’analyse des données sur les bénéficiaires effectifs,
■ l’amélioration du processus d’octroi des licences.
Le nombre de mesures correctives a significativement diminué, passant de 26 en 2021 à 11 en 2026, illustrant les progrès accomplis.
Autre signe de reconnaissance : la prochaine validation du Sénégal est prévue en 2030, soit un délai exceptionnel de cinq ans, contre trois habituellement.
Dans un contexte marqué par le développement du secteur pétrolier et gazier, les autorités entendent consolider les acquis et renforcer l’impact des revenus extractifs sur le développement local.
Pour Thialy Faye, « le score obtenu constitue une base solide, mais les efforts doivent se poursuivre pour répondre aux attentes des populations et garantir une gestion optimale des ressources naturelles ».
Avec ce résultat, le Sénégal confirme sa place de modèle en matière de transparence et de bonne gouvernance extractive, tout en se projetant vers de nouveaux défis à l’horizon 2030.
Moussa Diba








