Le gouvernement sénégalais ne peut pas prêcher le panafricanisme le jour et l’enterrer la nuit. Refuser de soutenir un fils du pays pour un poste mondial, c’est trahir ses propres discours. À ce niveau de responsabilité, ce n’est plus une erreur: c’est de la bassesse politique. Un sénégalais en position de diriger l’ONU devrait être une fierté nationale et continentale pas un embarras diplomatique.
C’est un reniement du panafricanisme. En se désolidarisant de cette candidature, ce pouvoir incarne un panafricanisme de façade: des discours forts, des actes faibles. Le Sénégal mérite mieux que cette posture hésitante et contradictoire. Cette position est une incohérence flagrante. Elle prouve le panafricanisme cosmétique que j’ai toujours dénoncé. Et disons-le clairement: c’est une honte.
Un fils du Sénégal qui compétit hors du pays est une fierté nationale, le renier, c’est renier la nation elle-même.








