Au cœur de la capitale du Saloum, le marché central de Kaolack illustre aujourd’hui les limites d’une urbanisation peu maîtrisée. Lors d’une visite de terrain, l’adjointe au maire chargée de l’assainissement, Mme Ndeye Madjiguène Diouf, a mis en lumière les conséquences préoccupantes des occupations irrégulières sur les infrastructures de drainage.
Accompagnée du délégué du marché Sobantè, Pape Thiam, elle a relevé que l’obstruction progressive des canaux, due notamment aux constructions anarchiques, compromet non seulement la salubrité des lieux mais perturbe également les activités économiques dans cet espace névralgique.
Au-delà du simple constat, cette sortie soulève des questions plus larges liées à la gestion de l’espace public, au respect des normes d’urbanisme et à la responsabilité des acteurs locaux. L’autorité municipale insiste ainsi sur la nécessité d’une régulation plus stricte et d’une meilleure coordination entre les services compétents pour prévenir l’aggravation de la situation.
Dans un contexte marqué par la récurrence des inondations et des problèmes d’hygiène, cette initiative remet au centre du débat la problématique de l’aménagement durable des marchés urbains. Elle interpelle également les commerçants sur leur rôle dans la préservation de leur cadre de travail.
Entre impératifs économiques et exigences d’assainissement, le marché central de Kaolack apparaît désormais comme un révélateur des défis urbains auxquels la ville est confrontée.








