Dans un contexte de tensions politiques croissantes, le Directeur d’exploitation de la mairie, M. Habib Léye, a tenu à clarifier la situation concernant le projet du Cœur de ville de Kaolack, suite aux récentes déclarations de M. Fadilou Keïta.
M. Keïta, en tentant de relier le rapport de l’Inspection Générale d’État (IGE) de 2015 à SID et à M. Serigne Mboup, semble vouloir manipuler les faits à des fins personnelles. Il est crucial de rappeler que ce rapport cible des irrégularités liées à un ancien promoteur, sans aucun lien avec SID, société du Groupe CCBM.
En 2011, lorsque le projet du Cœur de ville était voué à l’échec, c’est SID qui a entrepris de le sauver grâce à un contrat CET, validé par la Direction de la Commande Publique (DCMP) et les ministères concernés, sous le régime du Président Abdoulaye Wade. Aujourd’hui, ce projet génère des emplois pour plus de 4 500 personnes, un bilan qui ne peut être ignoré.
Les manipulations de dates et de faits, bien que fréquentes dans le discours politique, ne sauraient occulter la réalité. M. Serigne Mboup n’a pas détruit le Cœur de ville ; il a au contraire permis sa renaissance.
M. Léye n’a pas hésité à inviter M. Keïta à un débat plus large sur la transparence concernant les biens publics. « Si Fadilou souhaite vraiment ouvrir le débat sur les biens de l’État, qu’il s’attaque également aux propriétés occupées par sa famille depuis des années. La régularité administrative de ces occupations mérite d’être éclaircie », a-t-il affirmé.
La transparence ne devrait pas être sélective. Elle doit s’appliquer au Cœur de ville, mais également à toute occupation de patrimoine public. Les droits et titres liés à ces biens doivent être rendus publics pour garantir la confiance des citoyens.
À Kaolack, on peut manipuler les discours, mais jamais les faits. Et encore moins l’histoire », a conclu M. Léye, laissant entendre qu’il reviendra bientôt sur cette question cruciale pour la ville.








