À Kaolack, la question de la gouvernance des projets publics s’invite de nouveau au centre des préoccupations. À l’occasion d’un point de presse, le Directeur de la Caisse de dépôts et de Consignations (CDC) par ailleurs responsable du parti PASTEF à Kaolack, Fadilou Keita a choisi de mettre l’accent sur les enjeux de transparence et de responsabilité dans la gestion du projet « Cœur de Ville de Kaolack ».
Face à la presse et à des citoyens venus nombreux, le directeur général a insisté sur la nécessité de tirer toutes les leçons du rapport de Inspection générale d’État, qu’il considère comme une alerte sérieuse sur les pratiques de gestion publique. Plutôt que de s’attarder uniquement sur les aspects financiers, il a orienté son intervention vers les mécanismes de gouvernance ayant entouré ce projet structurant.
Selon lui, plusieurs manquements relevés dans le rapport traduisent des failles profondes dans les procédures administratives, notamment en matière de passation des marchés et de contrôle technique. Il a également pointé du doigt des pratiques susceptibles de fragiliser la crédibilité des institutions et d’entamer la confiance des citoyens envers l’action publique.
Dans cette dynamique, Fadilou Keita a surtout mis l’accent sur la nécessité d’un sursaut collectif. Il a invité les populations de Kaolack à s’impliquer davantage dans le suivi des projets publics, estimant que la vigilance citoyenne constitue un levier essentiel pour renforcer la transparence.
L’ancien modèle de gestion, jugé peu inclusif, doit selon lui laisser place à une nouvelle approche fondée sur la participation active des citoyens, des acteurs locaux et de la société civile. Il a ainsi plaidé pour la mise en place de cadres de concertation capables d’assurer un suivi rigoureux et indépendant des initiatives publiques.
Au-delà du cas spécifique du projet « Cœur de Ville », cette sortie médiatique remet sur la table une problématique plus large : celle de la gouvernance des investissements publics au Sénégal.








