La tension sociale reste vive à Kaolack. Des agents municipaux, arborant des brassards rouges, ont organisé ce samedi une marche pacifique pour exiger la réhabilitation du secrétariat général de la CNTS locale, Abdou Khadre Diop, suspendu de son salaire.
La mobilisation a enregistré la participation d’acteurs de la société civile, de représentants syndicaux et de responsables politiques. À travers cette action, les manifestants entendent dénoncer ce qu’ils qualifient de « décision arbitraire » et réclamer le rétablissement immédiat de leur responsable dans ses droits.
Au-delà de cette revendication principale, les protestataires ont également exprimé leur désaccord face à certains projets municipaux, notamment l’implantation d’un manège et d’un centre d’imagerie médicale dans l’enceinte de la mairie. Une orientation qu’ils jugent incompatible avec la vocation institutionnelle de la collectivité locale.
« La mairie n’est pas une garderie d’enfants, c’est une institution », ont insisté plusieurs intervenants, appelant les autorités municipales à privilégier la concertation dans la prise de décisions engageant l’avenir de la commune.
À l’issue de la marche, un mémorandum a été remis au préfet de Kaolack. Les signataires y formulent leurs principales doléances, dont la réhabilitation d’Abdou Khadre Diop et l’arrêt des décisions qu’ils considèrent comme unilatérales.Cette démonstration de force, marquée par une forte mobilisation, met en lumière un climat social de plus en plus tendu dans la capitale du Saloum et relance le débat sur la qualité du dialogue entre les autorités municipales et les forces vives locales.








