La troisième journée de la mission sénégalaise à Praia a confirmé une orientation résolument opérationnelle. Il a beaucoup été question de mise en œuvre de solutions concrètes.
Reçue par le ministre capverdien des Finances, la délégation a noté un signal fort en faveur de l’investissement et des échanges. S’appuyant sur des atouts solides comme la proximité géographique, la libre circulation des capitaux, la transparence et la prévisibilité du cadre économique, le ministre a proposé à la délégation sénégalaise une approche pragmatique: lancer une expérience pilote de liaison maritime, l’évaluer et l’ajuster au besoin pour accélérer les flux commerciaux. Il a, à cet effet, évoqué la possibilité de mettre à disposition une équipe technique qui, en synergie avec l’expertise sénégalaise, se chargera de proposer des schémas opérationnels.
Une séance d’échange et de partage d’informations avec la direction générale des douanes a permis de clarifier les procédures douanières et de découvrir des facilités comme le dédouanement anticipé et l’exonération de droits appliquée à certains produits. Un point focal chargé d’accompagner les opérateurs a par ailleurs été identifié.
Des perspectives sur le financement, des contrats avec les filières sénégalaises, le stockage et l’organisation des flux logistiques, ont enfin été ouvertes avec les acteurs portuaires (Enapor Cabo Verde), financiers (Coris Holding) et des hommes d’affaires dont le PDG du Groupe Khymn Negoce LDA.
Après 3 jours de travaux intenses, des contraintes ont été levées, des pistes de solutions identifiées et des certitudes renforcées. Les bases sont posées. Entre volonté politique, capacités de production et solutions logistiques en construction, le corridor Dakar-Praia entre dans une phase concrète, avec l’ambition affichée de part et d’autre, de générer des flux commerciaux durables entre le Sénégal et le Cap-Vert.








