Au lendemain du limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, la plateforme Aar Sunu Momel est montée au créneau pour réclamer un profond renouvellement de l’équipe gouvernementale.
Face à la presse, ce dimanche le coordonnateur de la plateforme, Bassirou Ba, a demandé au chef de l’État de ne pas reconduire Mabouba Diop au ministère de l’Agriculture ni Serigne Guèye au département du Commerce. Selon lui, ces deux responsables « ont montré leurs limites » dans des secteurs stratégiques pour l’économie et le bien-être des populations.
Dans une déclaration au ton ferme, Bassirou Ba a averti que si ces ministres étaient reconduits à leurs postes respectifs, il se positionnerait désormais comme un adversaire politique du président de la République.
Le responsable de Aar Sunu Momel estime que l’agriculture et le commerce demeurent des leviers essentiels pour faire face à la cherté de la vie, au chômage des jeunes et aux défis liés à la souveraineté alimentaire. À ses yeux, le prochain gouvernement doit être composé de profils compétents, rigoureux et capables d’obtenir des résultats concrets.
« Le Sénégal traverse une période décisive. Le président Diomaye Faye doit poser des actes forts en choisissant des hommes et des femmes capables de porter les aspirations du peuple », a déclaré Bassirou Ba.
La plateforme plaide ainsi pour un remaniement placé sous le signe de la rupture, de la compétence et de l’efficacité, dans un contexte politique marqué par la recomposition du gouvernement après le départ d’Ousmane Sonko.
Au cours de cette rencontre, Bassirou Ba est également revenu sur les engagements financiers annoncés lors de la visite de l’ancien Premier ministre à Ndiaffate. Selon lui, les promesses faites aux producteurs n’ont pas produit les résultats escomptés, alors que les populations rurales continuent de faire face à de nombreuses difficultés.
Le président de Aar Sunu Momel et plusieurs Groupements d’intérêt économique (GIE) ont par ailleurs dénoncé des insuffisances dans la gestion des ministères de l’Agriculture et du Commerce. Ils réclament une évaluation « sérieuse et transparente » de la campagne agricole afin de situer les responsabilités.
Dans cette dynamique, ils souhaitent que les ministres sortants de l’Agriculture et du Commerce prennent part aux différentes évaluations prévues autour de la campagne agricole ainsi qu’aux préparatifs de la Tabaski 2026, dans un contexte marqué par la hausse des prix des moutons.
Selon eux, cette démarche permettra aux anciens responsables de mieux mesurer les réalités vécues par les populations rurales et d’en tirer toutes les conséquences nécessaires.








