
Encore une fois aujourd’hui, nous sommes réveillés par une situation de plus en plus inconfortable : le débordement des eaux fluviales dans nos maisons. Ce phénomène est directement lié à l’ouverture du barrage de Manantali et risque, malheureusement, de reproduire les drames précédents.
À cause de la montée des eaux, plusieurs familles ont dû abandonner leurs maisons et chercher refuge ailleurs, souvent sans aucun suivi ni accompagnement. Heureusement, sous l’impulsion de Madame le Préfet, certaines d’entre elles ont été relogées dans l’école primaire, tandis que les services d’hygiène et les sapeurs-pompiers ont été mobilisés en urgence pour leur venir en aide.
Hélas on aurait pu dénoncer l’inaction de notre maire, dont le mépris pour la population de Diamel ne cesse de s’accentuer. D’ailleurs Comment espérer une solution de sa part, alors qu’il n’a jamais fait preuve d’empathie ni de responsabilité envers notre quartier, pourtant rattaché à la commune de Matam ?
Pourquoi alors continuer à solliciter nos autorités locales, surtout le maire, alors qu’en douze années de gestion voire plus,il n’a posé aucun acte concret pour mettre fin aux inondations qui ravagent nos vies ?
Ce n’est pas une attaque, mais le constat clair : douze ans de négligence, d’abandon et de mépris pour Diamel.
Ce constat n’est pas une attaque personnelle, mais bel et bien un bilan que nous pouvons lui attribuer pendant plus de douze ans de gestion à la municipalité jusqu’à maintenant d’ailleurs.

Quand on observe les réalisations visibles dans d’autres quartiers de Matam, il est difficile de croire que Diamel en fait partie. Ici, les routes restent dégradées, l’assainissement quasi inexistant, l’éclairage public insuffisant et le développement global largement en retard.
En réalité, en plus d’une décennie, les seules réalisations tangibles se résument à la construction d’un marché avec ses toilettes, à la réhabilitation du poste de santé et, trop souvent, à quelques distributions d’argent aux partisans.
Douze années pour si peu , et que dire des grandes promesses restées lettre morte ?
Nous savons que nous méritons mieux qu’une gestion ponctuée de promesses.
Les routes goudronnées promises dans le cadre du programme Promoville n’ont jamais vu le jour;
La digue de protection contre les inondations et qui d’ailleurs reste la solution la plus urgente hélas toujours rien ;
Notre poste de santé , dont les murs fissurés menacent ruine chaque année, attend toujours sa réfection;
L’aménagement et la viabilisation de terrains à usage d’habitation n’ont jamais été concrétisés;
l’éclairage public reste inachevée;
Et tant d’autres projets toujours rien Autant de promesses, autant de déceptions.
En toute objectivité, le bilan actuel est loin de répondre aux aspirations légitimes des habitants. Nonobstant que chacun demeure libre de ses choix politiques, mais l’essentiel doit rester l’engagement sincère pour le développement durable de Diamel.
Nous savons que nous méritons mieux qu’une gestion ponctuée de promesses.
Abdoulaye Sy








