
Le Premier ministre Ousmane SONKO a présidé, ce dimanche 30 novembre 2025, au Grand théâtre de Dakar, la cérémonie d’ouverture de la première édition du Festival ouest-africain des Arts et de la Culture (ECOFEST).
Co-organisé par les Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA, cet événement majeur est accueilli par le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Sénégal, sous le thème : « Mutations et crises politiques en Afrique de l’Ouest : que peut faire la culture ? ».

Dans son discours d’ouverture le premier ministre Ousmane Sonko a rappelé que l’objectif du festival est de promouvoir l’intégration, la cohésion sociale, la paix et le développement à travers la culture. Une ambition en parfaite cohérence avec l’option du Gouvernement du Sénégal de faire de la culture un pilier de notre développement économique et social, et un vecteur de notre souveraineté.
Les industries culturelles et créatives ne sont plus un secteur marginal. Elles sont un moteur de croissance, d’emploi et de rayonnement. À l’échelle du continent, elles génèrent déjà des dizaines de milliards de dollars et emploient des millions de personnes, majoritairement des jeunes. Des genres musicaux comme l’Afrobeats ou l’Amapiano cumulent des milliards de vues sur les plateformes mondiales et voient leurs revenus croître de manière exponentielle. Au Sénégal, le secteur culturel représente déjà près de 8% de notre PIB, et nous ambitionnons de faire bien plus.
Ce dynamisme est une chance historique. Il nous appartient, en tant que dirigeants, de le soutenir par des politiques ambitieuses et des investissements conséquents. Nous devons créer un véritable marché commun de la créativité ouest-africaine, en facilitant la circulation des artistes et des œuvres, en protégeant le droit d’auteur, et en investissant dans les infrastructures culturelles.
Mais ce formidable potentiel est menacé. Notre jeunesse, notre plus grande richesse, est la cible d’agressions culturelles insidieuses, qui cherchent à la déraciner et à la couper de ses valeurs. Des forces obscures lui font miroiter une fausse reconnaissance à travers la violence physique ou numérique, pour mieux déstructurer nos sociétés.
Notre responsabilité est immense. Nous devons offrir à notre jeunesse des raisons d’espérer, de créer et de s’épanouir ici, en Afrique. Cela passe par un développement équitable de nos territoires, mais aussi par la transmission de nos valeurs les plus précieuses :
Le dialogue interreligieux et interculturel;
Le respect sacré de la vie, des femmes et des aînés;
La solidarité familiale et intergénérationnelle;
La protection de notre environnement.
Inspirons-nous de la Charte de Kurukan Fuga, édictée au 13ème siècle, qui constitue l’une des plus anciennes constitutions au monde et qui garantissait déjà les droits fondamentaux de la personne. Faisons de nos jeunes des citoyens lucides, fiers de leur héritage et ouverts sur le monde.








