
À deux ans des élections locales de 2027, la scène politique kaolackoise voit émerger une dynamique singulière : celle d’un retour au pays porté par la culture, la diaspora et l’engagement citoyen. Lamine Niang, cadre politique du parti Pastef basé à Paris, a choisi Kaolack comme point d’ancrage de son engagement, affirmant sa volonté de participer activement à la refondation locale.
Après plus de trois décennies passées en France, ce natif du Saloum estime que l’heure est venue pour les compétences de la diaspora de s’investir directement dans les territoires d’origine. Pour lui, la proximité avec les populations et la compréhension des réalités locales constituent des leviers essentiels pour impulser un développement durable et inclusif.
La culture comme passerelle vers l’engagement politique
C’est à l’occasion de la cérémonie de clôture de la 6ᵉ édition du Festival International pour l’Éveil des Consciences (FIEC), tenue à Kaolack, que Lamine Niang a choisi de marquer sa présence. Invité par le promoteur culturel Ousmane Thioune, il a profité de cette tribune pour échanger avec les acteurs culturels, la jeunesse et les forces vives locales.
Un choix loin d’être anodin. Pour Lamine Niang, la culture constitue un socle fondamental de l’éveil citoyen et un point d’entrée stratégique pour toute action politique de proximité. « Le développement commence par la conscience », soutient-il, convaincu que l’action culturelle peut renforcer la participation citoyenne et la cohésion sociale.
La diaspora, acteur politique à part entière
Responsable politique de Pastef au sein de la diaspora parisienne, Lamine Niang plaide pour une implication plus structurée des Sénégalais de l’extérieur dans la gestion des collectivités territoriales. Au-delà des transferts financiers, il appelle à un engagement politique, technique et citoyen de la diaspora, qu’il considère comme une force stratégique encore sous-exploitée.
Dans cette perspective, il affirme sa disponibilité à accompagner la mouvance pastefienne dans le Saloum, estimant que les élections locales de 2027 représentent une étape clé pour ancrer les idéaux de gouvernance vertueuse et de souveraineté économique au niveau local.
Kaolack, laboratoire d’un renouveau local
Sans annoncer officiellement une candidature, Lamine Niang inscrit son engagement dans une vision de long terme : faire de Kaolack un espace pilote où se conjuguent action citoyenne, participation des jeunes, dynamisme culturel et expertise de la diaspora. Une approche qui mise sur l’unité des forces locales et la synergie entre acteurs politiques, culturels et sociaux.
À l’horizon 2027, ce retour assumé apparaît ainsi comme un signal fort : celui d’une diaspora qui ne se contente plus d’observer à distance, mais qui entend désormais peser dans les choix et l’avenir des territoires.








