Les acteurs territoriaux du département de Koungheul ont mis en avant, mercredi, la nécessité d’ancrer l’adaptation aux changements climatiques dans une gouvernance locale structurée, à travers l’élaboration de plans climat à l’échelle départementale.
Cette position a été exprimée lors d’un forum de sensibilisation sur l’adaptation menée localement, organisé par l’association World Action, en partenariat avec Innovation Environnement et Développement en Afrique (IED Afrique). La rencontre visait à renforcer la compréhension des enjeux climatiques et à favoriser l’appropriation des mécanismes de financement décentralisé par les collectivités territoriales.
Présidée par le préfet de Koungheul, Souleymane Ndiaye, la rencontre a réuni les autorités administratives, les services techniques déconcentrés, les élus locaux, ainsi que les représentants d’organisations communautaires et de partenaires au développement. Parmi eux figuraient le sous-préfet de Lour Escale, Leity Diouf, Ousseynou Seck, chargé de programme à IED Afrique, et l’adjointe au maire de Fass Thiéckène, Coumba Dieng.
Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont souligné les limites actuelles de la planification locale face aux défis climatiques. Talla Mar, secrétaire municipal de la commune D’ida Mouride, a plaidé pour une approche interdépartementale afin de permettre la mise en œuvre de projets structurants à fort impact. Dans le même sens, Kouly Diouf Ndao, premier vice-président du Conseil départemental de Koungheul, a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination territoriale et l’harmonisation des interventions.
Le président de l’association World Action, Aly Mbaye Dieng, a, pour sa part, mis l’accent sur l’importance des plans climat départementaux comme outils stratégiques pour accéder aux financements climatiques et renforcer l’autonomie des collectivités territoriales dans la conduite des politiques d’adaptation.
Les participants ont également mis en évidence la vulnérabilité accrue du département de Koungheul, confronté à des sécheresses récurrentes, à la dégradation progressive des terres, à l’irrégularité des précipitations et à l’augmentation des températures. Ces phénomènes affectent directement les systèmes de production agricole, la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations, en particulier celles des femmes et des jeunes, souvent en première ligne face aux impacts climatiques.
Les débats s’inscrivent dans le cadre du projet « Décentralisation des Fonds Climat pour renforcer la résilience des communautés vulnérables (DEFOCLIM) », mis en œuvre par IED Afrique avec l’appui du Centre de recherches pour le développement international (CRDI). Ce projet ambitionne de promouvoir une gouvernance climatique inclusive et de renforcer les capacités des acteurs locaux à concevoir, financer et mettre en œuvre des actions d’adaptation adaptées aux réalités territoriales.
Dans cette dynamique, l’association World Action a initié un plan de résilience communautaire à travers la mise en place des Alliances pour la Résilience des Communautés (ARC) dans les neuf communes du département, regroupées au sein de la Plateforme des Acteurs pour la Résilience des Communautés (PARC). Cette approche vise à fédérer les initiatives locales et à renforcer l’efficacité des actions climatiques à l’échelle départementale.
Étaient également présents Diffusion environnementale et établissement classés de Kaffrine (REEEC) etait au rendez vous avec une présentation sur les changements climatiques.
Giz sen soif aussi est venu avec une bonne présentation avec approches territoriales et Le projet PROMOREN ,représentant le la Dg de Olac.








