La cérémonie s’est déroulée en présence du Secrétaire général de l’association Mbootayu Leppiy Wolof, M. Modou Fatma Sylla, du représentant du ministre de la Culture, du président de l’association, M. Amadou Bakhao Diaw, ainsi que de nombreux invités.
Les travaux ont été articulés autour de quatre grands panels, animés par des intellectuels et professeurs d’université de renom, reconnus au Sénégal et à l’international. Les échanges ont porté notamment sur :
● La migration du peuple wolof du Nil vers le fleuve Sénégal
● La parenté linguistique entre le wolof et l’égyptien ancien
● Les relations entre les Wolofs et les navigateurs portugais au XVe siècle
● Les différentes composantes du peuple wolof, avec un accent particulier sur la composante Lébou.
Ces thématiques ont permis de revisiter l’histoire du peuple wolof à la lumière des sources historiques, linguistiques et anthropologiques.
Dans une déclaration à la presse, Amadou Bakhao Diaw a détaillé les principaux objectifs du colloque :
« Nous avons évoqué la migration du peuple wolof depuis le Nil jusqu’au fleuve Sénégal, la parenté linguistique avec l’égyptien ancien, les récits des navigateurs portugais, ainsi que la place centrale du peuple Lébou dans la communauté wolof. »
Le président de l’association a également annoncé la création d’une bibliothèque numérique, qui regroupera l’ensemble des documents et œuvres écrites sur le peuple wolof entre 1445 et 1900.
« Cette ressource sera mise à la disposition des jeunes Sénégalais et, à terme, déposée à l’Université de Touba ainsi qu’au département de linguistique, afin d’être traduite en arabe et en wolof », a-t-il précisé.
Le colloque a été enrichi par une exposition photographique, mettant en exergue la richesse vestimentaire et culturelle du peuple wolof entre 1880 et 1920.
Par ailleurs, M. Diaw a réaffirmé l’engagement de l’association à défendre l’authenticité de la langue wolof, souvent qualifiée à tort de langue créole ou métissée.
« Nous sommes déterminés à démontrer scientifiquement et socialement l’existence, la singularité et la profondeur historique de la langue wolof », a-t-il martelé.
Un appel à l’unité nationale
En conclusion, le président de Mbootayu Leppiy Wolof a rappelé le rôle fédérateur du peuple wolof dans l’histoire du Sénégal, appelant à perpétuer les valeurs de tolérance et de cohésion nationale.
« Le peuple wolof restera le ciment de notre pays, le fil qui relie les Sénégalais, à l’image de grandes figures historiques comme Lamine Guèye », a-t-il conclu.
Moussa Diba








