La justice française a finalement décidé de prendre plus de temps dans l’examen de la demande d’extradition visant le journaliste et homme d’affaires sénégalais Madiambal Diagne. Réunie à Versailles, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel a annoncé avoir mis l’affaire en délibéré, repoussant ainsi sa décision au 3 mars 2026.
Initialement attendue ce mardi 3 février, cette décision intervient à l’issue d’une procédure entamée lors de l’audience du 25 novembre dernier, au cours de laquelle la juridiction avait choisi de surseoir à statuer afin d’obtenir des compléments d’information auprès des autorités sénégalaises.
À l’issue de cette audience, la Cour avait exigé des clarifications précises sur plusieurs points jugés essentiels. Il s’agissait notamment de la qualification pénale exacte des faits reprochés à Madiambal Diagne, des textes d’incrimination et de répression applicables au moment des faits allégués, ainsi que des règles de prescription susceptibles d’affecter la recevabilité des poursuites. Les magistrats avaient également demandé des garanties formelles concernant le respect des droits de la défense et des protections procédurales dont l’intéressé bénéficierait au cours de l’instruction et en cas de procès au Sénégal.
Si l’État du Sénégal estime avoir répondu de manière satisfaisante aux exigences de la juridiction française, la défense demeure sceptique. Les avocats de Madiambal Diagne considèrent que plusieurs zones d’ombre persistent, tant sur la nature exacte des accusations que sur la régularité globale de la procédure. La mise en délibéré prolonge donc une attente lourde d’enjeux, la décision du 3 mars 2026 pouvant soit ouvrir la voie à une extradition.








