La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence effective de Monsieur Amadou Ba, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en présence de Monsieur Bacary Sarr, Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique.
Cette rencontre de trois jours, prévue du 10 au 12 février 2026, réunit une centaine d’acteurs du secteur : cinéastes, producteurs, diffuseurs, exploitants de salles, responsables de plateformes numériques, formateurs, experts, juristes, financiers et journalistes. Elle est coordonnée par le Comité scientifique, présidé par le cinéaste Moussa Sène Absa, en lien avec la Direction de la Cinématographie et de l’Audiovisuel, dirigée par Monsieur Germain Coly.
La production et la diffusion d’images figurent aujourd’hui parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale, portées par la révolution numérique. Selon le rapport de l’UNESCO (2021), les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel génèrent environ 5 milliards de dollars de revenus et 5 millions d’emplois en Afrique, un chiffre encore largement en deçà du potentiel réel du continent.
Si les conditions structurelles étaient améliorées, notamment en matière d’infrastructures, de financement, de formation et de politiques publiques, ces secteurs pourraient générer jusqu’à 20 milliards de dollars par an et créer des millions d’emplois supplémentaires. Conscient de ces enjeux, le Sénégal ambitionne de faire du cinéma et de la création numérique de véritables leviers de croissance économique, d’emploi et de rayonnement culturel.
Au Sénégal, ces dernières années ont été marquées par plusieurs avancées significatives : succès des cinéastes sénégalais dans les festivals internationaux, appui de l’État à travers le Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FOPICA), reprise progressive des salles de cinéma, développement de filières de formation spécialisées et mise en œuvre progressive des textes encadrant le secteur.
Toutefois, des défis majeurs demeurent, notamment la révision du Code de la cinématographie, la création d’infrastructures modernes, le renforcement du capital humain, la diversification des mécanismes de financement et la sauvegarde du patrimoine cinématographique et audiovisuel. À cela s’ajoutent les mutations rapides liées au numérique et à l’intelligence artificielle, désormais incontournables dans les industries créatives.
Les travaux de l’atelier s’articulent autour de quatre thématiques majeures :
● Formation, recherche, transmission et patrimoine ;
● Financement, législation, fiscalité et coopération ;
● Production, exploitation et diffusion des œuvres ;
● Gouvernance, structuration et développement de l’industrie cinématographique.
Chaque groupe de travail est composé d’un président, de rapporteurs et de facilitateurs, avec pour mission de formuler des recommandations concrètes et opérationnelles.
Dans son allocution, le ministre Amadou Ba a rappelé que le Sénégal est l’un des curseurs du cinéma africain, riche d’un héritage porté par des figures emblématiques et par une nouvelle génération de créateurs talentueux. Il a souligné le rôle du cinéma comme outil de construction identitaire, d’éducation citoyenne et de valorisation du patrimoine culturel, appelant à une mobilisation collective pour bâtir une véritable industrie cinématographique.
Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement le numérique et l’intelligence artificielle, tout en renforçant la formation et en développant des infrastructures, y compris en dehors de Dakar, afin de garantir un développement équilibré du secteur.
À l’issue des trois jours de travaux, une synthèse consolidée sera produite et servira de base à l’élaboration du Plan stratégique quinquennal 2026-2030. Un dispositif de suivi et d’évaluation sera mis en place pour assurer l’application effective des recommandations.
Cet atelier marque une étape décisive dans la volonté des autorités sénégalaises de structurer un écosystème cinématographique et audiovisuel durable, inclusif et compétitif, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050.
Moussa Diba
Cinéma, audiovisuel et création numérique : le Sénégal lance l’élaboration de son plan stratégique 2026-2030
Le Sénégal a officiellement lancé, ce mardi à Dakar, l’atelier d’orientation pour l’élaboration du Plan stratégique de développement du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique (2026-2030).
La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence effective de Monsieur Amadou Ba, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en présence de Monsieur Bacary Sarr, Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique.
Cette rencontre de trois jours, prévue du 10 au 12 février 2026, réunit une centaine d’acteurs du secteur : cinéastes, producteurs, diffuseurs, exploitants de salles, responsables de plateformes numériques, formateurs, experts, juristes, financiers et journalistes. Elle est coordonnée par le Comité scientifique, présidé par le cinéaste Moussa Sène Absa, en lien avec la Direction de la Cinématographie et de l’Audiovisuel, dirigée par Monsieur Germain Coly.
La production et la diffusion d’images figurent aujourd’hui parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale, portées par la révolution numérique. Selon le rapport de l’UNESCO (2021), les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel génèrent environ 5 milliards de dollars de revenus et 5 millions d’emplois en Afrique, un chiffre encore largement en deçà du potentiel réel du continent.
Si les conditions structurelles étaient améliorées, notamment en matière d’infrastructures, de financement, de formation et de politiques publiques, ces secteurs pourraient générer jusqu’à 20 milliards de dollars par an et créer des millions d’emplois supplémentaires. Conscient de ces enjeux, le Sénégal ambitionne de faire du cinéma et de la création numérique de véritables leviers de croissance économique, d’emploi et de rayonnement culturel.
Au Sénégal, ces dernières années ont été marquées par plusieurs avancées significatives : succès des cinéastes sénégalais dans les festivals internationaux, appui de l’État à travers le Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FOPICA), reprise progressive des salles de cinéma, développement de filières de formation spécialisées et mise en œuvre progressive des textes encadrant le secteur.
Toutefois, des défis majeurs demeurent, notamment la révision du Code de la cinématographie, la création d’infrastructures modernes, le renforcement du capital humain, la diversification des mécanismes de financement et la sauvegarde du patrimoine cinématographique et audiovisuel. À cela s’ajoutent les mutations rapides liées au numérique et à l’intelligence artificielle, désormais incontournables dans les industries créatives.
Les travaux de l’atelier s’articulent autour de quatre thématiques majeures :
● Formation, recherche, transmission et patrimoine ;
● Financement, législation, fiscalité et coopération ;
● Production, exploitation et diffusion des œuvres ;
● Gouvernance, structuration et développement de l’industrie cinématographique.
Chaque groupe de travail est composé d’un président, de rapporteurs et de facilitateurs, avec pour mission de formuler des recommandations concrètes et opérationnelles.
Dans son allocution, le ministre Amadou Ba a rappelé que le Sénégal est l’un des curseurs du cinéma africain, riche d’un héritage porté par des figures emblématiques et par une nouvelle génération de créateurs talentueux. Il a souligné le rôle du cinéma comme outil de construction identitaire, d’éducation citoyenne et de valorisation du patrimoine culturel, appelant à une mobilisation collective pour bâtir une véritable industrie cinématographique.
Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement le numérique et l’intelligence artificielle, tout en renforçant la formation et en développant des infrastructures, y compris en dehors de Dakar, afin de garantir un développement équilibré du secteur.
À l’issue des trois jours de travaux, une synthèse consolidée sera produite et servira de base à l’élaboration du Plan stratégique quinquennal 2026-2030. Un dispositif de suivi et d’évaluation sera mis en place pour assurer l’application effective des recommandations.
Cet atelier marque une étape décisive dans la volonté des autorités sénégalaises de structurer un écosystème cinématographique et audiovisuel durable, inclusif et compétitif, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050.
Moussa Diba








