Après plusieurs mois marqués par l’absence de personnel qualifié, le poste de santé de Kaour retrouve progressivement son fonctionnement normal avec l’installation d’une nouvelle Infirmière Chef de Poste (ICP). Cette affectation marque une étape importante pour les populations locales qui avaient dû faire face à un déficit de couverture sanitaire.
Pendant près de six mois, les habitants de cette zone ont été contraints de parcourir de longues distances pour accéder aux soins. Plusieurs patients se rendaient dans des localités voisines, notamment entre Mangakunda et Pontalos, pour bénéficier de services médicaux de base. Une situation particulièrement préoccupante pour les femmes enceintes, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques.
Face à cette situation, les autorités locales ont entrepris des démarches afin de rétablir l’offre de soins dans la commune. Le maire Sékou Ndiaye, en collaboration avec le médecin-chef du district, Docteur Babacar Valentin Badji, et le Comité de Développement Sanitaire (CDS) dirigé par Laye Diallo, a accompagné l’installation de la nouvelle responsable du poste de santé.
Au-delà de cette affectation, la municipalité a annoncé un renforcement de l’équipe sanitaire locale. Deux matrones, un agent de santé et deux chauffeurs ont été pris en charge afin de soutenir les activités du poste de santé et améliorer la continuité des services. Cette mesure vise notamment à faciliter les évacuations sanitaires et la prise en charge des urgences.
Parallèlement, des efforts sont engagés pour améliorer les infrastructures et les équipements médicaux. En partenariat avec le CIHEAM Bari, des travaux de réhabilitation et de finition des bâtiments sont en cours, accompagnés d’un projet d’équipement du poste de santé.
Toutefois, les défis restent nombreux. L’absence actuelle d’une sage-femme continue de susciter des préoccupations, notamment en matière de santé maternelle et infantile. Les acteurs locaux espèrent que cette situation sera bientôt réglée afin de compléter l’offre de soins dans la structure.
Pour les responsables communautaires, la relance du poste de santé constitue une étape importante, mais la pérennité des services dépendra de l’engagement conjoint du personnel médical, des autorités locales et des populations.








