La grande place de prière de Médina Baye a vécu une journée de ferveur exceptionnelle à l’occasion de la Korité. Sous la conduite du Khalife et Imam Cheikh Mahy Cissé, des milliers de fidèles se sont rassemblés pour célébrer la fin du Ramadan. Parmi eux, Fadilou Keïta, Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et responsable de PASTEF à Kaolack, a tenu à marquer sa présence par une mise au point sur les motivations profondes de son action publique.
Pour M. Keïta, ce n’est pas en tant qu’homme politique qu’il a foulé la terre sacrée de Médina Baye, mais avant tout en tant que disciple de la Faydha Tidianya. « Nous avons passé de nombreuses années chez lui », a-t-il rappelé en évoquant son guide spirituel, Cheikh Mahy Cissé. Selon lui, son engagement public ne saurait être dissocié d’une éducation forgée par les enseignements de Mawlana Cheikh Ibrahima Niass. Le triptyque « Jub, Jubal, Jubbanti » (Droiture, Intégrité, Redressement) qui sous-tend son action politique ne serait, à ses yeux, que la traduction contemporaine des valeurs prophétiques de lutte contre la corruption et l’injustice.
Dans une déclaration empreinte de solennité, le responsable politique a exhorté l’ensemble des acteurs à la retenue et à la bonne foi. Reprenant les paroles de feu Imam Hassan Cissé, il a insisté sur le devoir qu’a tout musulman de cultiver la sincérité envers soi-même, envers autrui et envers Dieu. Il a également rappelé un enseignement fondamental du Prophète (PSL) invitant le croyant à dissoudre ses vœux dans ceux des recommandations divines, seule voie vers la sérénité face aux épreuves, y compris électorales.
Loin des ambitions démesurées, Fadilou Keïta conçoit la politique comme un sacerdoce guidé par la Sunna. Il a prévenu que l’histoire jugera sévèrement ceux qui se laissent aveugler par la boulimie du pouvoir. Son message, sobre et mesuré, a résonné comme un appel à la responsabilité : avant d’être un dirigeant ou un militant, il entend rester un fidèle soumis au décret divin, soucieux d’honorer le legs de ses guides spirituels. En quittant la prière, il a laissé l’image d’un homme qui fait de la foi le socle indissociable de son engagement citoyen.








