Kaolack, cœur du Saloum, se retrouve au centre de la lutte nationale contre la tuberculose, alors que la région continue d’afficher des chiffres préoccupants. Selon Mamadou Habib Kamara, adjoint au gouverneur chargé du développement, 28 décès dus à cette maladie ont été recensés dans la région en 2025, sur un total national d’environ 480.
Lors du lancement officiel de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose (JMT) ce mardi 24 mars, M. Kamara a insisté sur la nécessité d’une prise en charge précoce et rigoureuse des patients, rappelant que la tuberculose reste l’une des principales causes de mortalité infectieuse dans le monde.

Kaolack n’est pas seulement le lieu de la cérémonie : c’est aussi un territoire où la tuberculose affecte profondément la vie communautaire et les dynamiques sociales. Dans cette région, 809 cas ont été détectés, mais près de 240 cas potentiels restent non identifiés, alimentant la transmission communautaire. Pour l’adjoint au gouverneur, renforcer le dépistage actif et la sensibilisation reste une priorité urgente.
Dans ce combat, la société civile et les figures publiques jouent un rôle clé. L’auteur-compositeur Pape Diouf, ambassadeur de bonne volonté du Programme national de lutte contre la tuberculose, s’engage à porter la voix des patients et à briser les tabous entourant la maladie. « Je continuerai à sensibiliser, mobiliser et défendre les plus vulnérables », a-t-il affirmé lors de la cérémonie.
La JMT, instituée par l’Organisation mondiale de la santé, rappelle chaque année l’urgence sanitaire que représente la tuberculose et la nécessité d’un engagement politique et financier soutenu pour inverser la tendance.
À Kaolack, l’heure n’est pas à la célébration, mais à la mobilisation collective, afin que les chiffres ne restent pas de simples statistiques, mais deviennent le moteur d’actions concrètes pour sauver des vies.








