À première vue, rien ne prédestinait Amy Ndiaye, devenue Madame Sène, à devenir apicultrice. Allergique aux piqûres d’abeilles et issue d’un parcours académique solide, elle aurait pu mener une carrière confortable dans les bureaux. Pourtant, elle a choisi un chemin atypique : retourner à la terre pour s’engager dans l’apiculture et la protection de l’environnement.
« Chaque fois que je travaille avec les abeilles, je sais que je prends un risque », confie-t-elle. Mais cette peur n’a jamais freiné sa passion pour la nature et sa volonté de contribuer à la biodiversité. Pour Amy, l’apiculture n’est pas qu’une question de miel : « Les abeilles sont le cœur de notre alimentation et de notre écosystème. Sans elles, la vie serait impossible. »
Son engagement dépasse l’élevage des abeilles. Elle s’investit également dans l’agriculture, l’élevage et la pisciculture, faisant de sa ferme un véritable laboratoire de développement durable. Cette approche polyvalente illustre sa détermination à transformer son village et à montrer que l’innovation agricole peut rimer avec courage et audace.
Son parcours interpelle également sur le rôle des autorités et de la société civile : comment soutenir ces initiatives individuelles qui combinent passion, risque personnel et impact écologique ? Amy Ndiaye, par son exemple, invite à repenser la valorisation des métiers de la terre et à encourager la jeunesse à oser des choix audacieux.
À travers son quotidien rythmé par la piqûre des abeilles et l’amour de la terre, Amy Ndiaye incarne le visage humain d’un engagement écologique nécessaire et inspirant.








