À Kaolack, la grève totale des chauffeurs de taxis urbains, en vigueur depuis dimanche minuit, met en lumière l’importance cruciale du transport dans le quotidien des habitants et de l’économie locale. Pour une durée de 72 heures, les cinq garages de taxis restent à l’arrêt, entraînant des perturbations majeures dans les déplacements et le commerce de la ville.
Selon les commerçants et usagers, les retards et difficultés d’accès aux marchés ou lieux de travail sont déjà perceptibles. « Pour nous, cette grève est un vrai casse-tête, surtout pour les enfants qui doivent aller à l’école et les personnes qui ont des rendez-vous médicaux », témoigne Awa Diop, habitante du quartier Médina.
Du côté des transporteurs, les revendications sont anciennes et préoccupantes : obtention de licences, tracasseries policières, lourdeurs administratives et amendes douanières élevées. « Beaucoup de chauffeurs circulent sans licences officielles et vivent dans l’incertitude », explique Serigne Kouta, secrétaire chargé des transports au Synats.
Cette paralysie met également en évidence le rôle stratégique des transports urbains dans l’économie locale. Des solutions durables sont attendues, et les autorités, contactées par le syndicat, sont désormais sous pression pour répondre rapidement, afin d’éviter un impact prolongé sur les habitants et le commerce.
La grève pourrait ainsi devenir un point de départ pour repenser le secteur urbain du transport à Kaolack, entre régulation administrative et soutien à la mobilité des citoyens.








