La tension monte à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans un communiqué rendu public, le Collectif des Amicales alerte l’opinion nationale et internationale sur des conditions de vie et d’études jugées préoccupantes. Au cœur des revendications figure la fermeture des pavillons F et B par le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar, une décision que les étudiants qualifient d’« arbitraire » et attentatoire à leurs droits.
Ils exigent leur réouverture immédiate et donnent un délai de 48 heures aux autorités compétentes pour réagir. À défaut, ils préviennent qu’un durcissement du mouvement est à prévoir. Le Collectif réclame également un dédommagement pour les étudiants ayant subi des pertes matérielles lors des récents affrontements. Selon le document, plusieurs biens personnels, notamment des ordinateurs, téléphones, motos et documents académiques, auraient été endommagés. Par ailleurs, les représentants estudiantins demandent une prise en charge rapide des blessés. Ils évoquent des cas de fractures, de traumatismes et de séquelles importantes, déplorant une absence d’assistance depuis les incidents.
Après plusieurs semaines de « silence volontaire » pour privilégier le dialogue, les étudiants dénoncent un manque de réaction des autorités. Ils exigent désormais le paiement intégral des rappels de bourse et rejettent toute réforme qui ne serait pas discutée avec leurs représentants. Dans ce contexte, une cessation des activités socio-pédagogiques de 24 heures a été décrétée pour le 9 avril 2026. Baptisée « journée noire », cette mobilisation rend hommage à Abdoulaye Ba, décédé lors des événements du 9 février. Toutefois, les examens devraient se tenir normalement durant cette période. Le Collectif appelle enfin à une mobilisation générale des étudiants afin de défendre leurs droits, dans un climat de plus en plus tendu au sein du campus universitaire.








