La tension politique monte d’un cran à Guinguinéo. Réunis autour d’un communiqué ferme et sans équivoque, les élus locaux de l’Alliance Pour la République (APR) du département ont vivement dénoncé le placement sous mandat de dépôt de Pape Malick Ndour, qu’ils qualifient de « décision à caractère politique ».
Dans une déclaration rendue publique ce 30 avril, maires, conseillers municipaux et responsables politiques du parti présidentiel n’ont pas mâché leurs mots. Ils parlent d’une « instrumentalisation de la justice » et d’un « règlement de comptes » visant à affaiblir des figures de l’opposition. Pour eux, l’arrestation de leur camarade dépasse largement le cadre judiciaire.
« Cette arrestation n’est ni fortuite ni judiciaire : elle est politique », martèlent-ils, pointant du doigt ce qu’ils considèrent comme une dérive dangereuse pour la démocratie sénégalaise.
Sur le fond, les élus dressent un portrait élogieux de Pape Malick Ndour, présenté comme « un fils digne de Guinguinéo », un cadre engagé et respecté, dont le parcours serait marqué par « loyauté, compétence et sens de l’État ». Ils estiment que son incarcération constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales et aux principes de l’État de droit.
Dans un ton à la fois grave et mobilisateur, les signataires du communiqué lancent un appel pressant aux autorités judiciaires et politiques. Trois exigences majeures sont mises en avant : la libération immédiate et sans condition de Pape Malick Ndour, la fin de toute instrumentalisation de la justice à des fins politiques et le respect strict des principes démocratiques.
Au-delà du cas individuel, les élus entendent alerter l’opinion publique nationale et internationale sur ce qu’ils décrivent comme une « dérive liberticide ». Ils préviennent que de telles pratiques risqueraient de fragiliser les fondements mêmes de la démocratie.
À Guinguinéo, le message est clair : la mobilisation ne faiblira pas. « Le département reste debout, mobilisé et solidaire », assurent-ils, déterminés à poursuivre le combat jusqu’à la libération de leur camarade.
Dans un contexte politique déjà marqué par des tensions récurrentes, cette sortie des élus de l’APR pourrait raviver les débats autour de l’indépendance de la justice et du respect des libertés publiques au Sénégal.






