L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a accueilli, ce jeudi 05 novembre, un atelier de restitution des résultats de recherche de la deuxième phase du projet Renouveau F/J, intitulé « Mobilisation des énergies renouvelables par les femmes et jeunes entrepreneurs pour une autonomisation économique durable au Sénégal ». Un projet porté par Développement international Desjardins (DID) et l’Institut de formation en administration et création d’entreprise (IFACE) de l’UCAD, en partenariat avec le Crédit Mutuel du Sénégal (CMS), le GREGE et IDEOS. L’objectif de cette initiative est de renforcer la participation des femmes et des jeunes aux chaînes de valeur des énergies renouvelables (CVER), de faciliter leur accès aux financements verts et de stimuler l’entrepreneuriat ainsi que la formation.
Mis en œuvre depuis trois ans, le projet Renouveau F/J vise notamment à améliorer les conditions de vie des femmes, à réduire la pénibilité de certaines tâches domestiques et professionnelles, à accroître leur productivité et à favoriser leur autonomisation économique grâce à l’utilisation des technologies d’énergies renouvelables.
La directrice du bureau régional Afrique de l’Ouest de Développement international Desjardins Michèle Diop Niang, a listé les quelques difficultés rencontrées par les femmes dans l’accès aux technologies vertes, les contraintes liées au financement, la méconnaissance des produits financiers disponibles et l’insuffisance d’informations sur les technologies d’énergies renouvelables.
Selon elle, le projet a développé des modules de formation adaptés aux profils et aux besoins des bénéficiaires, notamment en leadership, en résilience climatique et en littératie financière. Des approches pédagogiques innovantes et de nouvelles technologies ont également été mobilisées afin de renforcer les capacités des femmes et de favoriser leur appropriation des solutions énergétiques.
Selon la directrice du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest, les résultats enregistrés sont encourageants, avec une amélioration de la participation des femmes, un intérêt accru pour l’acquisition d’équipements renouvelables et une volonté plus affirmée de solliciter les institutions financières pour investir dans leurs activités économiques.
Pour sa part, le professeur Ibrahima Daly Diouf, directeur général de l’IFACE, a fait savoir que le projet, développé depuis 2024 avec les différents partenaires et financé par le CRDI, place l’autonomisation économique des femmes entrepreneures au cœur de ses priorités
Selon lui, la formation et le coaching constituent des leviers essentiels pour permettre aux bénéficiaires de mieux exploiter les opportunités offertes par les énergies renouvelables, d’améliorer leur productivité et de renforcer leur indépendance économique.
Venu représenter le Recteur de l’Université de Dakar, le professeur Alioune Diouf, directeur de la Recherche et de l’Innovation de l’UCAD, a magnifié la pertinence de cette initiative, qui contribue à mieux organiser et accompagner les femmes dans le secteur des énergies renouvelables. Il a notamment insisté sur l’importance de ces solutions pour accroître leur productivité et améliorer leurs conditions d’activité.
